Service militaire ou civil : vos droits
Service militaire, service civil, protection civile : allocation pour perte de gain (APG), salaire et licenciement
Allocation pour perte de gain pendant le recrutement, l'école de recrues, les cours de répétition, le service civil et la protection civile : montants 2026 pour salariés, indépendants, personnes au chômage, en formation ou sans activité, allocation pour enfant, frais de garde, allocation d'exploitation, demande et délai de 5 ans, salaire versé par l'employeur, licenciement nul pendant le service, cotisations, suspension des primes de caisse-maladie.
Voir ceux qui vous concernent en quelques questions
Demander l'allocation : sans demande, rien n'est versé
- Votre droit
- Le versement de votre allocation pour chaque jour de service attesté
- Délai
- Dans les 5 ans
- Comment l'obtenir
- Validez votre demande sur le portail en ligne, ou remettez le formulaire papier à votre employeur ou à la caisse de compensation.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
Vous ne recevez rien sans demande. À la fin du service, une demande d'allocation est créée à votre nom, avec vos jours de service. Si le service dure plus de 30 jours, elle est créée après 10 jours, puis à la fin de chaque mois. Vous avez besoin de l'argent plus vite pour vivre ? Vous pouvez demander un versement tous les 10 jours. En 2026, deux voies existent. Le portail en ligne : vous recevez une invitation, en général par SMS ou par courriel. Vous complétez vos données, puis vous validez. La caisse de compensation demande ensuite votre salaire à votre employeur. Si vous ne validez pas dans les 30 jours, vous recevez le formulaire papier, et vous devez l'envoyer vous-même à la caisse. Le formulaire papier : remplissez-le et remettez-le sans attendre. Salarié·e ou apprenti·e, vous le remettez à votre employeur. Au chômage, vous le remettez à votre dernier employeur. Indépendant·e, vous l'envoyez à votre caisse de compensation. Sans activité lucrative, vous l'envoyez à la caisse de compensation de votre canton. Si vous étudiez sans emploi, c'est la caisse du canton de votre école. Formulaire perdu ou faux ? La caisse de compensation en établit un double. Vous avez 5 ans après la fin du service pour demander l'allocation. Ensuite, le droit est perdu.
À préparer :
- L'invitation reçue par SMS ou par courriel, ou le formulaire papier de demande
- Vos coordonnées bancaires ou postales
- Le nom et l'adresse de votre employeur, ou de votre dernier employeur
- Pour un enfant de 18 à 25 ans en formation : son attestation de formation
- Si le formulaire est perdu : votre livret de service
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'allocation n'est versée que si l'intéressé fait valoir sa prétention conformément aux prescriptions (art. 19 al. 3 LAPG). La demande, accompagnée des justificatifs requis, est déposée au moyen du système d'information exploité par la Centrale de compensation ou d'un formulaire papier officiel (art. 17 al. 3 LAPG ; art. 15 al. 1 OAPG). Elle est créée à la fin du service ; si le service dure plus de 30 jours, elle est créée après dix jours, puis à la fin de chaque mois civil, et tous les dix jours si la personne a besoin de l'allocation à intervalles plus courts pour son entretien ou celui de sa famille (art. 15 al. 3 et 4 OAPG). Le comptable de la troupe ou de la protection civile, ou l'organe d'exécution du service civil, atteste le nombre de jours donnant droit à l'allocation (art. 16 al. 1 et 2 OAPG). La caisse de compensation reçoit la demande dès que la personne l'a validée dans le système d'information ; si la demande n'est pas validée dans les 30 jours suivant sa création, la Centrale de compensation transmet le formulaire papier officiel, que la personne adresse elle-même à la caisse compétente (art. 19a OAPG). Selon le Centre d'information AVS/AI, la personne reçoit une invitation, en général par SMS ou par courriel, à compléter et à confirmer ses données dans le portail, puis la caisse demande les données salariales à l'employeur. Est compétente la caisse qui a perçu les cotisations AVS avant l'entrée en service ou, pour les personnes exemptées de cotisations, la caisse cantonale du domicile ; si plusieurs caisses sont compétentes, l'ayant droit choisit (art. 19 al. 1 et 2 OAPG). Avec le formulaire papier, les personnes salariées agissent par l'intermédiaire de leur employeur (art. 19 al. 3 OAPG), qui atteste le salaire (art. 17 OAPG) ; selon le mémento 6.01 (ch. 9), le formulaire est remis à l'employeur (salariés et apprentis), au dernier employeur (chômeurs, étudiants exerçant une activité lucrative), à sa caisse de compensation (indépendants), à la caisse cantonale du canton de l'établissement d'enseignement (étudiants sans activité lucrative), à la caisse cantonale du domicile (personnes sans activité lucrative) ou à la Caisse suisse de compensation (Suisses de l'étranger). Lorsque le formulaire papier a été égaré ou contient des éléments erronés, la caisse compétente établit un duplicata (art. 16 al. 5 OAPG). Le droit aux allocations non versées s'éteint cinq ans après la fin du service (art. 20 al. 1 let. a LAPG). L'allocation est versée sur un compte bancaire ou postal (art. 21 al. 3 OAPG).
Base légale : art. 17 al. 3 LAPG, art. 19 al. 3 LAPG, art. 20 al. 1 let. a LAPG, art. 15 al. 1, 3 et 4 OAPG, art. 16 al. 1, 2 et 5 OAPG, art. 17 OAPG, art. 19 al. 1 à 3 OAPG, art. 19a OAPG, art. 21 al. 3 OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 9, 10, 14 et 16, Centre d'information AVS/AI, Demande numérique pour les APG dès 2026
Allocation de base : 80 % de votre revenu, de 69 à 220 CHF par jour
- Votre droit
- 80 % de votre revenu d'avant le service, au moins 69 CHF et au plus 220 CHF par jour en 2026
- Comment l'obtenir
- Vérifiez le revenu indiqué dans la demande : il sert de base au calcul.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
En dehors de l'école de recrues, vous touchez 80 % de votre revenu d'avant le service. En 2026, l'allocation est d'au moins 69 CHF et d'au plus 220 CHF par jour, sans enfant. À l'armée et à la protection civile, elle est due pour chaque jour de solde. Au service civil, elle est due pour chaque jour de service pris en compte. Si vous êtes payé·e au mois, la caisse divise votre dernier salaire par 30. Si vous êtes payé·e à l'heure, elle part de votre dernière semaine normale de travail. Les parts de salaire versées une fois par an sont ajoutées. Les jours de maladie, d'accident, de chômage ou de service ne font pas baisser ce revenu. Pendant une école de sous-officiers ou d'officiers, le minimum est plus élevé : 124 CHF par jour en 2026, sans enfant. Entre deux services d'instruction, l'allocation n'est versée qu'aux militaires sans revenu. Demandez à la caisse de compensation si cela vous concerne. Vous n'avez plus droit à l'allocation dès l'âge de la retraite, ou dès que vous touchez votre rente AVS entière.
À préparer :
- Vos fiches de salaire des derniers mois avant le service
- Votre ordre de marche ou votre convocation
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Toutes les personnes qui font du service ont droit à l'allocation de base (art. 4 LAPG), pour chaque jour de solde dans l'armée, pour chaque jour de service civil pris en compte et pour chaque jour entier soldé dans la protection civile (art. 1a al. 1, 2 et 3 LAPG). Durant les périodes de service autres que le recrutement, l'école de recrues et les périodes qui lui sont assimilées, l'allocation journalière de base s'élève à 80 % du revenu moyen acquis avant le service (art. 10 al. 1 LAPG). Elle est réduite dans la mesure où elle dépasse 80 % du montant maximal de l'allocation totale, fixé à 275 francs par jour (art. 16 al. 4 et 16a al. 1 LAPG), soit 220 francs ; l'allocation totale ne peut être inférieure à 25 % de ce montant pour une personne sans enfant, soit 69 francs (art. 16 al. 3 let. a LAPG ; mémento 6.01 ch. 2). Durant les services d'instruction de longue durée accomplis en vue de l'obtention d'un grade supérieur ou d'une nouvelle fonction (services d'avancement), le minimum est de 45 % du montant maximal, soit 124 francs sans enfant (art. 16 al. 1 let. a LAPG) ; pour les personnes en service long qui accomplissent une formation pour atteindre un grade supérieur, il est de 37 %, soit 102 francs (art. 16 al. 2 let. a LAPG ; mémento 6.01 ch. 2). Pour les salariés, l'allocation est calculée sur la base du dernier salaire déterminant acquis avant l'entrée en service, converti en gain journalier moyen ; les jours sans salaire ou à salaire réduit pour cause de maladie, d'accident, de chômage ou de service ne sont pas pris en compte (art. 4 al. 1 OAPG). Le dernier salaire mensuel est divisé par 30 ; le dernier salaire horaire est multiplié par le nombre d'heures de la dernière semaine de travail normal, puis divisé par sept ; les éléments de salaire versés régulièrement une fois par année sont ajoutés (art. 5 al. 2 et 4 OAPG). En cas de revenu irrégulier, le gain obtenu pendant les trois mois précédant l'entrée en service est déterminant (art. 6 al. 1 OAPG). Entre deux services d'instruction ou entre deux parties d'école de recrues, les militaires n'ont droit à l'allocation que s'ils sont sans revenu ; les indépendants et les personnes sans activité lucrative n'y ont pas droit (art. 1a al. 1bis LAPG, état au 1er juin 2026). Le droit s'éteint avec la perception de la totalité de la rente de vieillesse de l'AVS, mais au plus tard à l'âge de référence (art. 1a al. 4bis LAPG).
Base légale : art. 1a al. 1, 1bis, 2, 3 et 4bis LAPG, art. 4 LAPG, art. 10 al. 1 LAPG, art. 16 al. 1 à 4 LAPG, art. 16a al. 1 LAPG, art. 4 al. 1 OAPG, art. 5 al. 2 et 4 OAPG, art. 6 al. 1 OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 1, 2 et 6
Recrutement, école de recrues, formation de base : 69 CHF par jour
- Votre droit
- 69 CHF par jour en 2026, que vous ayez un emploi ou non
- Comment l'obtenir
- Si vous avez des enfants, indiquez-les dans la demande : votre allocation est alors calculée autrement.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
Pendant le recrutement et l'école de recrues, tout le monde touche la même allocation : 69 CHF par jour en 2026. Peu importe que vous ayez un emploi, que vous étudiiez ou que vous soyez sans travail. C'est pareil pendant la formation de base de la protection civile. Une exception existe : si vous avez déjà fait au moins 40 jours de service dans l'armée, vous y touchez 80 % de votre revenu. Au service civil, si vous n'avez pas fait l'école de recrues, vous touchez 69 CHF pendant une durée égale à cette école. Ce sont les 124 premiers jours de service civil si vous n'avez jamais été incorporé·e dans l'armée. Une école de recrues faite en partie est prise en compte. Ensuite, l'allocation dépend de votre revenu. Vous avez des enfants ? Votre allocation est calculée comme celle des autres personnes en service. Elle est donc plus élevée.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les personnes recrutées ont droit à une allocation pour chaque jour de recrutement donnant droit à la solde (art. 1a al. 2bis LAPG). Durant le recrutement, l'école de recrues et l'instruction de base des personnes en service long, l'allocation journalière de base s'élève à 25 % du montant maximal de l'allocation totale (art. 9 al. 1 LAPG), soit 69 francs par jour, sans égard à l'exercice d'une activité lucrative ou au maintien d'un rapport de travail (mémento 6.01 ch. 2). Il en va de même durant la formation de base dans la protection civile (art. 9 al. 4 LAPG) ; toutefois, pour les personnes qui ont accompli au moins 40 jours de service dans l'armée, recrutement compris, l'allocation de base correspond alors à 80 % du revenu moyen acquis avant le service (art. 10 OAPG). La personne qui effectue un service civil sans avoir fait d'école de recrues reçoit le même montant pendant le nombre de jours équivalant à la durée d'une école de recrues, compte tenu de l'accomplissement partiel d'une école de recrues (art. 9 al. 3 LAPG) : les 124 premiers jours de service civil si elle n'a pas été incorporée dans une arme, sinon la durée de l'école de recrues de cette arme (art. 11 OAPG). Pour les conscrits, les recrues et les personnes en instruction de base qui ont droit à des allocations pour enfants, l'allocation de base est calculée conformément à l'art. 10 LAPG (art. 9 al. 2 LAPG).
Base légale : art. 1a al. 2bis LAPG, art. 9 al. 1 à 4 LAPG, art. 10 OAPG, art. 11 OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 2
Sans emploi ou en formation : 69 CHF par jour, parfois davantage
- Votre droit
- Au moins 69 CHF par jour en 2026, et 80 % d'un revenu si vous avez travaillé 4 semaines dans l'année
- Comment l'obtenir
- Indiquez dans la demande tout emploi des 12 derniers mois, votre fin de formation ou un emploi prévu.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
Sans activité lucrative, vous touchez le montant minimal : 69 CHF par jour en 2026. Mais vous comptez comme une personne qui travaille si vous avez travaillé au moins 4 semaines dans les 12 mois avant le service. Cela représente 20 jours de travail, ou 160 heures. Un emploi d'été ou un emploi à côté des études peut donc suffire. L'allocation est alors de 80 % de ce revenu, s'il donne plus que le minimum. Vous comptez aussi comme une personne qui travaille dans deux autres cas. Premier cas : vous avez fini votre formation professionnelle juste avant le service, ou vous l'auriez finie pendant le service. L'allocation se calcule alors sur le salaire habituel de votre métier. Deuxième cas : vous pouvez montrer que vous auriez commencé un emploi durable sans le service. Gardez-en la preuve, par exemple un contrat signé. Pendant l'école de recrues, ces règles ne changent rien : l'allocation reste de 69 CHF par jour.
À préparer :
- Vos fiches ou certificats de salaire des 12 derniers mois
- Votre diplôme ou l'attestation de fin de formation
- Un contrat de travail signé ou une promesse d'embauche pour la période du service
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Si la personne n'exerçait pas d'activité lucrative avant d'entrer en service, l'allocation journalière de base correspond aux montants minimaux (art. 10 al. 2 LAPG), soit 69 francs par jour, ou 124 francs pendant les services d'avancement (art. 16 al. 1 let. a et al. 3 let. a LAPG ; mémento 6.01 ch. 2). Sont toutefois réputées exercer une activité lucrative les personnes qui ont exercé une telle activité pendant au moins quatre semaines au cours des douze mois précédant l'entrée en service (art. 1 al. 1 OAPG), soit 20 jours ouvrables ou 160 heures de travail selon le mémento 6.01 (ch. 7). Leur sont assimilés les chômeurs, les personnes qui rendent vraisemblable qu'elles auraient entrepris une activité lucrative de longue durée si elles n'avaient pas dû entrer en service, et celles qui ont terminé leur formation professionnelle immédiatement avant d'entrer en service ou qui l'auraient terminée pendant le service (art. 1 al. 2 OAPG). Pour ces dernières, l'allocation est calculée sur la base du salaire versé dans la profession concernée, les valeurs médianes de l'enquête suisse sur la structure des salaires faisant foi (art. 4 al. 2bis OAPG) ; pour les personnes qui rendent vraisemblable qu'elles auraient entrepris une activité salariée de longue durée, elle est calculée d'après le revenu perdu (art. 4 al. 2 OAPG). Les personnes qui ne remplissent aucune de ces conditions sont réputées sans activité lucrative (art. 2 OAPG). Durant l'école de recrues et les périodes assimilées, l'allocation de base reste fixée par l'art. 9 LAPG. Selon le mémento 6.01 (ch. 9), la demande est adressée à la caisse cantonale de compensation du domicile ou, pour les étudiants sans activité lucrative, à celle du canton de l'établissement d'enseignement.
Base légale : art. 9 al. 1 LAPG, art. 10 al. 2 LAPG, art. 16 al. 1 let. a et al. 3 let. a LAPG, art. 1 OAPG, art. 2 OAPG, art. 4 al. 2 et 2bis OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 2, 7 et 9
Allocation pour enfant : 22 CHF par jour et par enfant
- Votre droit
- 22 CHF par jour et par enfant en 2026, en plus de l'allocation de base
- Comment l'obtenir
- Indiquez chaque enfant dans la demande et joignez l'attestation de formation des 18 à 25 ans.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
Vous touchez 22 CHF par jour en 2026 pour chacun de vos enfants de moins de 18 ans. Vous y avez droit jusqu'à 25 ans si l'enfant est en apprentissage ou aux études. Un enfant recueilli compte aussi, si vous l'élevez durablement et gratuitement. Avec un enfant, vous touchez au total au moins 110 CHF par jour. Avec plusieurs enfants, c'est au moins 138 CHF par jour. Le total ne dépasse ni votre revenu d'avant le service, ni 275 CHF par jour. Il ne descend toutefois pas sous ces minimums. C'est pourquoi l'allocation pour enfant n'est pas toujours versée en entier. Ces règles valent aussi pendant l'école de recrues. Avec le formulaire papier, demandez une feuille complémentaire pour un enfant recueilli ou né hors mariage.
À préparer :
- Le nom, la date de naissance et le numéro AVS de chaque enfant
- Pour un enfant de 18 à 25 ans : son attestation de formation
- Pour un enfant recueilli : la feuille complémentaire du formulaire
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les personnes qui font du service ont droit à une allocation pour chacun de leurs enfants qui n'a pas encore accompli sa 18e année, ou sa 25e année s'il fait un apprentissage ou des études, ainsi que pour les enfants recueillis dont elles assument gratuitement et durablement les frais d'entretien et d'éducation (art. 6 LAPG). L'allocation s'élève, pour chaque enfant, à 8 % du montant maximal de l'allocation totale (art. 13 LAPG), soit 22 francs par jour (mémento 6.01 ch. 3). L'allocation totale comprend l'allocation de base et les allocations pour enfant (art. 16 al. 6 LAPG) ; elle est réduite dans la mesure où elle dépasse le revenu moyen acquis avant le service ou le montant maximal de 275 francs par jour, mais uniquement jusqu'à concurrence des montants minimaux (art. 16 al. 5 et 16a al. 1 LAPG). Ces minimums sont de 40 % du montant maximal avec un enfant et de 50 % avec plus d'un enfant (art. 16 al. 3 let. b et c LAPG), soit 110 et 138 francs par jour, et de 65 % et 70 % pendant les services d'avancement (art. 16 al. 1 let. b et c LAPG), soit 179 et 193 francs (mémento 6.01 ch. 17 et 18). Pour les personnes sans activité lucrative, l'allocation totale ne dépasse pas 138 francs par jour, ou 193 francs pendant les services d'avancement (mémento 6.01 ch. 6). Les conscrits et les recrues qui ont droit à des allocations pour enfants voient leur allocation de base calculée conformément à l'art. 10 LAPG (art. 9 al. 2 LAPG). Selon le mémento 6.01 (ch. 12), les allocations pour enfants nés hors mariage et pour enfants recueillis sont demandées au moyen des feuilles complémentaires du formulaire.
Base légale : art. 6 LAPG, art. 9 al. 2 LAPG, art. 13 LAPG, art. 16 al. 1, 3, 5 et 6 LAPG, art. 16a al. 1 LAPG, mémento AVS 6.01 ch. 3, 6, 12, 17 et 18
Frais de garde : jusqu'à 75 CHF par jour de service remboursés
- Votre droit
- Le remboursement de vos frais de garde supplémentaires, jusqu'à 75 CHF par jour de service en 2026
- Comment l'obtenir
- Demandez à la caisse de compensation le formulaire des frais de garde et joignez vos justificatifs.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
D'habitude, vous gardez vous-même vos enfants, en tout ou en partie. Pendant le service, quelqu'un doit le faire à votre place, et cela coûte. Ces frais en plus vous sont remboursés si vous vivez avec un enfant de moins de 16 ans. Le service doit durer au moins 2 jours de suite. Sont remboursés par exemple la crèche, la garderie, une aide à domicile, les repas pris dehors et les trajets. Le remboursement va jusqu'à 75 CHF en moyenne par jour de service en 2026. Il faut au moins 20 CHF de frais. Le salaire perdu par un proche qui garde vos enfants n'est pas remboursé. Cette allocation vous est toujours versée à vous, pas à votre employeur. Aucune cotisation n'en est déduite. Elle se demande à part, avec un formulaire spécial et vos factures.
À préparer :
- Le formulaire de demande d'allocation pour frais de garde
- Les factures de crèche, de garderie ou d'aide à domicile
- Les justificatifs des repas pris dehors et des trajets
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les personnes qui font du service et qui vivent en ménage commun avec un ou plusieurs enfants de moins de 16 ans ont droit à une allocation pour frais de garde si elles établissent que l'accomplissement d'une période de service de deux jours consécutifs au moins occasionne des coûts supplémentaires (art. 7 al. 1 LAPG). Sont notamment indemnisés les repas que les enfants prennent hors du domicile, les frais d'hébergement et de déplacement des enfants accueillis par des tiers, la rétribution d'aides familiales ou ménagères, les frais de crèche et de garderie et les frais de déplacement des tiers qui se rendent au domicile pour garder les enfants (art. 12 OAPG). Seuls les frais effectifs sont remboursés, au maximum jusqu'à concurrence de 27 % du montant maximal de l'allocation totale multiplié par le nombre de jours de service effectués (art. 13 al. 1 OAPG), soit 75 francs en moyenne par jour de service ; les dépenses inférieures à 20 francs ne sont pas remboursées (art. 13 al. 2 OAPG ; mémento 6.01 ch. 5). Les pertes de revenu que subissent des tiers pour garder les enfants ne sont pas compensées (mémento 6.01 ch. 5). L'allocation s'ajoute sans réduction à l'allocation totale (art. 16 al. 6 LAPG) et aucune cotisation n'en est déduite (art. 37 al. 5 et 38 al. 2 OAPG). Selon le mémento 6.01, elle est demandée à la caisse de compensation au moyen d'un formulaire spécifique accompagné des justificatifs (ch. 13) et elle est toujours versée directement à la personne qui fait du service (ch. 15).
Base légale : art. 7 al. 1 LAPG, art. 16 al. 6 LAPG, art. 12 OAPG, art. 13 al. 1 et 2 OAPG, art. 37 al. 5 et 38 al. 2 OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 5, 13 et 15
Indépendant·e : l'allocation suit votre dernière décision de cotisations AVS
- Votre droit
- 80 % du revenu retenu pour vos cotisations AVS, et un nouveau calcul si ce revenu est revu
- Comment l'obtenir
- Envoyez la demande à votre caisse de compensation, puis demandez un nouveau calcul si elle revoit vos cotisations.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
En dehors de l'école de recrues, votre allocation est de 80 % de votre revenu, entre 69 et 220 CHF par jour en 2026. La caisse prend le revenu de votre dernière décision de cotisations AVS, reçue avant le service. Elle rend plus tard une nouvelle décision de cotisations pour l'année du service ? Demandez alors un nouveau calcul de l'allocation. La caisse ne le fait que sur demande. Vous veniez de vous lancer ? Si vous montrez que vous auriez commencé une activité durable pendant le service, l'allocation se calcule sur le revenu attendu. Vous êtes aussi salarié·e ? Les deux revenus s'additionnent. Envoyez la demande à votre caisse de compensation, avec une attestation de salaire de votre employeur.
À préparer :
- Votre dernière décision de cotisations AVS reçue avant le service
- La nouvelle décision de cotisations pour l'année du service, dès que vous l'avez
- Si vous êtes aussi salarié·e : une attestation de salaire de votre employeur
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'allocation des personnes exerçant une activité indépendante est calculée d'après le revenu, converti en revenu moyen, qui a servi de base à la dernière décision de cotisations à l'AVS rendue avant l'entrée en service ; les périodes sans revenu ou à revenu réduit pour cause de maladie, d'accident ou de service ne sont pas prises en compte (art. 7 al. 1 OAPG). L'allocation est ajustée sur demande si, par la suite, une nouvelle décision de cotisation est prise pour l'année pendant laquelle le service a été accompli (art. 7 al. 1bis OAPG). Pour les personnes qui rendent vraisemblable qu'elles auraient entrepris une activité indépendante de longue durée pendant la période du service, l'allocation est calculée d'après le revenu qu'elles auraient pu obtenir (art. 7 al. 2 OAPG). Pour les personnes exerçant à la fois une activité salariée et une activité indépendante, elle est calculée d'après la somme des revenus des deux activités (art. 8 OAPG) ; selon le mémento 6.01 (ch. 9), la demande est alors adressée à la caisse de compensation de l'indépendant, avec une attestation de salaire de l'employeur. L'allocation de base s'élève à 80 % du revenu moyen acquis avant le service, dans les limites de l'art. 16 LAPG (art. 10 al. 1 LAPG) ; durant l'école de recrues et les périodes assimilées, elle reste fixée par l'art. 9 LAPG.
Base légale : art. 10 al. 1 LAPG, art. 7 al. 1, 1bis et 2 OAPG, art. 8 OAPG, art. 19 al. 1 let. a OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 9
Allocation d'exploitation : 75 CHF par jour en plus pour votre entreprise
- Votre droit
- 75 CHF par jour de service en 2026, en plus de l'allocation de base
- Comment l'obtenir
- Indiquez dans la demande que vous dirigez une entreprise et que vous en supportez les frais.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
Pendant votre service, votre entreprise continue de coûter, par exemple pour les locaux. Vous touchez pour cela 75 CHF par jour en 2026, en plus de l'allocation de base. Cette allocation n'est jamais réduite. Vous y avez droit si vous dirigez votre propre entreprise, comme propriétaire ou comme associé·e d'une société de personnes. Votre activité indépendante doit vous rapporter plus qu'un éventuel emploi salarié. Vous travaillez dans la ferme de votre famille ? Vous y avez droit pour un service d'au moins 12 jours de suite, si une personne payée vous remplace au moins 10 jours.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Ont droit à l'allocation d'exploitation les personnes qui font du service et qui dirigent une entreprise en qualité de propriétaires, de fermiers ou d'usufruitiers, ou qui participent activement à la direction d'une entreprise comme associés d'une société en nom collectif, associés indéfiniment responsables d'une société en commandite ou membres d'une autre communauté de personnes visant un but lucratif et ne possédant pas la personnalité juridique, à moins qu'elles ne retirent d'une activité salariée un revenu supérieur à celui de leur activité indépendante (art. 8 al. 1 LAPG). Selon le mémento 6.01 (ch. 4), la personne doit supporter les frais d'une exploitation, tels que des locaux. L'allocation s'élève à 27 % du montant maximum de l'allocation totale (art. 15 LAPG), soit 75 francs par jour (mémento 6.01 ch. 4), et s'ajoute sans réduction à l'allocation totale (art. 16 al. 6 LAPG). Les personnes qui exercent leur activité principale dans une exploitation agricole comme membres de la famille de l'exploitant y ont droit si elles accomplissent une période de service ininterrompue de douze jours au minimum et sont remplacées pendant dix jours au moins par un auxiliaire recevant un salaire journalier moyen en espèces égal ou supérieur à l'allocation d'exploitation (art. 8 al. 2 LAPG ; art. 14 OAPG) ; selon le mémento 6.01 (ch. 12), ce droit se demande au moyen d'une feuille complémentaire du formulaire.
Base légale : art. 8 al. 1 et 2 LAPG, art. 15 LAPG, art. 16 al. 6 LAPG, art. 14 OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 4, 6 et 12
Votre employeur : au moins 80 % du salaire pendant un temps limité
- Votre droit
- Au moins 80 % de votre salaire pendant un temps limité, si votre contrat dure depuis plus de 3 mois
- Comment l'obtenir
- Demandez à votre employeur ce qu'il verse pendant le service, et relisez votre contrat ou votre convention collective.
- Où s'adresser
- Votre employeur. Adressez-vous au service du personnel, ou directement à votre responsable.
Un service obligatoire est une absence sans faute de votre part. La loi vous protège si votre contrat dure depuis plus de 3 mois, ou a été conclu pour plus de 3 mois. Pendant un temps limité, vous devez alors recevoir au moins 80 % de votre salaire. Si l'allocation est plus basse, votre employeur paie la différence. Cela compte surtout à l'école de recrues, où l'allocation est de 69 CHF par jour. Ce temps limité est de 3 semaines pendant la première année d'emploi. Il s'allonge ensuite avec vos années dans l'entreprise. Votre contrat ou votre convention collective peut prévoir mieux, par exemple le salaire entier. Si votre employeur continue de vous payer, l'allocation lui est versée, jusqu'au montant de ce salaire. Cela vaut même si vous servez pendant votre temps libre. Vos vacances ne peuvent pas être réduites si le service ne dépasse pas un mois par année d'emploi.
À préparer :
- Votre contrat de travail et, s'il y en a une, la convention collective
- Votre ordre de marche ou votre convocation
- Vos fiches de salaire des mois de service
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Si le travailleur est empêché de travailler sans faute de sa part pour des causes inhérentes à sa personne, telles que l'accomplissement d'une obligation légale, l'employeur lui verse le salaire pour un temps limité, dans la mesure où les rapports de travail ont duré plus de trois mois ou ont été conclus pour plus de trois mois (art. 324a al. 1 CO) : trois semaines pendant la première année de service, puis une période plus longue fixée équitablement, sous réserve de délais plus longs fixés par accord, contrat-type de travail ou convention collective (art. 324a al. 2 CO). Si le travailleur est assuré obligatoirement, en vertu d'une disposition légale, contre les conséquences économiques de cet empêchement, l'employeur ne doit pas le salaire lorsque les prestations d'assurance dues pour le temps limité couvrent les quatre cinquièmes au moins du salaire afférent à cette période ; si elles sont inférieures, il paie la différence entre celles-ci et les quatre cinquièmes du salaire (art. 324b al. 1 et 2 CO). Il ne peut pas être dérogé à ces règles au détriment du travailleur (art. 362 al. 1 CO). L'allocation est versée à l'employeur dans la mesure où il continue à verser un salaire (art. 19 al. 2 LPGA), même si le service se déroule en dehors des heures de travail (art. 21 al. 2 OAPG) ; les salariés reçoivent en règle générale l'allocation de leur employeur (art. 19 al. 2 LAPG). L'employeur ne peut pas réduire la durée des vacances lorsque l'empêchement dû à l'accomplissement d'une obligation légale ne dépasse pas un mois au cours d'une année de service (art. 329b al. 2 CO).
Base légale : art. 324a al. 1 et 2 CO, art. 324b al. 1 et 2 CO, art. 329b al. 2 CO, art. 362 al. 1 CO, art. 19 al. 2 LPGA, art. 19 al. 2 LAPG, art. 21 al. 2 OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 15
Licenciement pendant le service : il est nul
- Votre droit
- Un licenciement nul pendant le service, et 4 semaines avant et après s'il dure plus de 11 jours
- Comment l'obtenir
- Écrivez à votre employeur, en recommandé, que le licenciement est nul et que vous restez à sa disposition.
- Où s'adresser
- Votre employeur. Adressez-vous au service du personnel, ou directement à votre responsable.
Après le temps d'essai, votre employeur ne peut pas vous licencier pendant un service obligatoire. Si le service dure plus de 11 jours, la protection couvre aussi les 4 semaines avant et les 4 semaines après. Un licenciement donné pendant cette période est nul : il ne compte pas. Si l'employeur veut vous licencier, il doit recommencer après cette période. Vous avez été licencié·e avant cette période ? Le délai de congé s'arrête pendant la période, puis il reprend. Autre règle : un licenciement donné à cause de votre service est abusif, même en dehors de cette période. Vous pouvez alors demander une indemnité de 6 mois de salaire au plus. Pour cela, contestez le licenciement par écrit avant la fin du délai de congé. Puis saisissez le tribunal dans les 180 jours après la fin du contrat.
À préparer :
- La lettre de licenciement et la preuve de sa date de réception
- Votre ordre de marche ou votre convocation, avec les dates du service
- Votre contrat de travail
Lettre à l'employeur : licenciement donné pendant la période de protection
[Prénom Nom] [Adresse] Recommandé [Nom et adresse de l'employeur] [Lieu], le [date] Votre lettre de licenciement du [date] Madame, Monsieur, J'ai reçu le [date] votre lettre de licenciement du [date]. J'accomplis un service obligatoire [militaire, civil ou de protection civile] du [date] au [date], soit pendant plus de onze jours. Votre licenciement m'est parvenu [pendant ce service / dans les quatre semaines qui le précèdent / dans les quatre semaines qui le suivent]. Il est donc nul (art. 336c al. 1 let. a et al. 2 CO). Je reste à votre disposition pour travailler dès la fin de mon service, le [date]. [Si vous pensez être licencié·e à cause du service : À toutes fins utiles, je fais aussi opposition à ce licenciement au sens de l'art. 336b CO.] Annexe : copie de mon ordre de marche ou de ma convocation Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Version juridique
Après le temps d'essai, l'employeur ne peut pas résilier le contrat pendant que le travailleur accomplit un service obligatoire, militaire ou dans la protection civile, ou un service civil, en vertu de la législation fédérale, ni pendant les quatre semaines qui précèdent et qui suivent ce service pour autant qu'il ait duré plus de onze jours (art. 336c al. 1 let. a CO). Le congé donné pendant cette période est nul ; si le congé a été donné avant cette période et que le délai de congé n'a pas expiré avant elle, ce délai est suspendu et ne continue à courir qu'après la fin de la période (art. 336c al. 2 CO) ; lorsque les rapports de travail doivent cesser à un terme, tel que la fin d'un mois, le délai est prolongé jusqu'au prochain terme (art. 336c al. 3 CO). Est en outre abusif le congé donné parce que l'autre partie accomplit un tel service (art. 336 al. 1 let. e CO) : la partie qui résilie abusivement doit une indemnité fixée par le juge, qui ne peut dépasser six mois de salaire (art. 336a al. 1 et 2 CO). Celui qui entend la demander doit faire opposition au congé par écrit auprès de l'autre partie au plus tard jusqu'à la fin du délai de congé, puis agir en justice dans les 180 jours à compter de la fin du contrat, sous peine de péremption (art. 336b CO).
Base légale : art. 336 al. 1 let. e CO, art. 336a al. 1 et 2 CO, art. 336b CO, art. 336c al. 1 let. a, al. 2 et 3 CO
Cotisations : l'allocation est inscrite sur votre compte AVS
- Votre droit
- Une allocation inscrite sur votre compte AVS comme un revenu du travail
- Comment l'obtenir
- Vérifiez sur le décompte de l'allocation, ou sur votre fiche de salaire, les cotisations déduites.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
L'allocation est traitée comme un salaire. Des cotisations AVS, AI et APG en sont déduites. Si vous êtes salarié·e, la cotisation à l'assurance-chômage est déduite aussi. Vous n'en payez que la moitié : l'autre moitié est payée par le fonds des APG. Cela vaut aussi si vous êtes indépendant·e ou sans activité lucrative. L'allocation est inscrite sur votre compte individuel AVS comme un revenu du travail. Rien n'est déduit de l'allocation pour frais de garde. Vos jours de service comptent aussi comme période de cotisation pour l'assurance-chômage.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Sont payées sur l'allocation des cotisations à l'AVS, à l'AI, au régime des allocations pour perte de gain et, le cas échéant, à l'assurance-chômage (art. 19a al. 1 LAPG) ; elles sont supportées à parts égales par l'ayant droit et par le Fonds de compensation du régime des allocations pour perte de gain (art. 19a al. 1bis LAPG). L'employeur qui verse l'allocation ou la compense par le salaire l'inclut dans son décompte comme un élément du salaire déterminant, et la caisse de compensation lui bonifie les cotisations patronales afférentes (art. 37 al. 1 et 2 OAPG). Des allocations qu'elle verse directement à une personne salariée, la caisse déduit les cotisations dues à l'AVS, à l'AI, au régime des APG et à l'assurance-chômage (art. 37 al. 4 OAPG) ; pour les personnes exerçant une activité indépendante et les personnes sans activité lucrative, elle déduit les cotisations dues à l'AVS, à l'AI et au régime des APG, au même taux que pour une personne salariée (art. 38 al. 1 OAPG). Elle inscrit au compte individuel de l'assuré le montant de l'allocation soumis à cotisation comme revenu de l'activité lucrative (art. 37 al. 4 et 38 al. 1 OAPG). Aucune cotisation n'est déduite de l'allocation pour frais de garde (art. 37 al. 5 et 38 al. 2 OAPG). Le temps durant lequel l'assuré sert dans l'armée, dans le service civil ou dans la protection civile compte comme période de cotisation à l'assurance-chômage (art. 13 al. 2 let. b LACI).
Base légale : art. 19a al. 1 et 1bis LAPG, art. 37 al. 1, 2, 4 et 5 OAPG, art. 38 al. 1 et 2 OAPG, art. 13 al. 2 let. b LACI
Au chômage : la caisse de chômage peut payer la différence
- Votre droit
- La différence entre l'allocation et votre indemnité de chômage, sauf à l'école de recrues et en service d'avancement
- Comment l'obtenir
- Demandez la différence à votre caisse de chômage, avec le décompte de votre allocation.
- Où s'adresser
- Votre caisse de chômage. C'est la caisse qui vous verse vos indemnités chaque mois.
Au chômage, vous comptez comme une personne qui travaille. En dehors de l'école de recrues, votre allocation se calcule sur le revenu que vous aviez avant le chômage. Elle est plus basse que votre indemnité de chômage ? La caisse de chômage paie la différence, tant qu'il vous reste des indemnités. Cette règle vaut pour un service militaire en Suisse et pour la protection civile. Au service civil, elle vaut pour une affectation de 30 jours au plus. Elle ne vaut ni pour l'école de recrues, ni pour un service d'avancement. Pour la demande d'allocation, indiquez votre dernier employeur. Avec le formulaire papier, remettez-le à ce dernier employeur. Si l'entreprise n'existe plus, envoyez-le à la caisse de compensation de votre canton. Vos jours de service comptent comme période de cotisation pour le chômage.
À préparer :
- Le décompte de votre allocation pour perte de gain
- Votre ordre de marche ou votre convocation
- Le nom et l'adresse de votre dernier employeur
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les chômeurs sont assimilés aux personnes exerçant une activité lucrative (art. 1 al. 2 let. a OAPG). Selon le mémento 6.01 (ch. 8), l'allocation est calculée d'après le revenu perçu avant le début du chômage ou de la réduction de l'horaire de travail ; les jours sans salaire ou à salaire réduit en raison d'une période de chômage ne sont pas pris en compte dans la détermination du gain (art. 4 al. 1 let. c OAPG). Lorsqu'un chômeur accomplit en Suisse son service militaire, à l'exception de l'école de recrues et des services d'avancement, ou est affecté pendant trente jours au plus au service civil ou sert dans la protection civile, et que son indemnité pour perte de gain est inférieure à l'indemnité de chômage qu'il toucherait s'il n'était pas astreint à servir, l'assurance-chômage lui accorde la compensation de la différence tant qu'il n'a pas touché la totalité des indemnités auxquelles il peut prétendre (art. 26 LACI). Selon le mémento 6.01 (ch. 9), le formulaire de demande est remis au dernier employeur ou, si l'entreprise n'existe plus, à la caisse cantonale de compensation du domicile, avec le nom du dernier employeur ; dans le portail en ligne, la personne indique son dernier employeur avant le chômage (Centre d'information AVS/AI, questions et réponses sur la demande numérique). Le temps de service compte comme période de cotisation (art. 13 al. 2 let. b LACI).
Base légale : art. 26 LACI, art. 13 al. 2 let. b LACI, art. 1 al. 2 let. a OAPG, art. 4 al. 1 let. c OAPG, mémento AVS 6.01 ch. 8 et 9, Centre d'information AVS/AI, Demande numérique pour les APG dès 2026 : questions et réponses
Service de plus de 60 jours : suspendez vos primes de caisse-maladie
- Votre droit
- Aucune prime d'assurance-maladie de base pendant un service de plus de 60 jours de suite
- Délai
- 8 semaines avant le service
- Comment l'obtenir
- Annoncez votre service à votre caisse-maladie au moins 8 semaines avant l'entrée en service.
- Où s'adresser
- Votre caisse-maladie. Son adresse est sur votre police d'assurance.
Pendant le service, l'assurance militaire vous couvre en cas de maladie et d'accident. Cela vaut à l'armée, à la protection civile, au service civil et au recrutement. Si votre service dure plus de 60 jours de suite, votre assurance-maladie de base est suspendue. Vous ne payez alors pas de primes pendant le service. Pour cela, prévenez votre caisse-maladie au moins 8 semaines avant l'entrée en service. Si vous la prévenez plus tard, elle arrête les primes dès que possible, au plus tard 8 semaines après votre annonce. Les primes payées en trop sont déduites des primes suivantes, ou remboursées.
À préparer :
- Votre ordre de marche ou votre convocation, avec les dates du service
- Votre police d'assurance-maladie
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Est assuré auprès de l'assurance militaire quiconque accomplit un service militaire ou un service de protection civile, ou prend part au recrutement en vertu d'un ordre de marche (art. 1a al. 1 let. a et d LAM) ; la personne qui accomplit un service civil est assurée conformément à la même loi (art. 40 LSC). L'assurance militaire répond des affections physiques, mentales ou psychiques de l'assuré et de leurs conséquences économiques directes (art. 4 al. 1 LAM) ; elle s'étend à toute la durée du service et couvre les trajets d'aller et de retour effectués dans un délai convenable (art. 3 al. 1 et 3 LAM). L'obligation de s'assurer pour les soins en cas de maladie est suspendue pour les personnes soumises à la LAM pour plus de 60 jours consécutifs (art. 3 al. 4 LAMal). La suspension déploie ses effets le jour où l'assuré est soumis à la LAM ; l'assuré est exonéré du paiement des primes dès ce jour s'il en informe son assureur au moins huit semaines à l'avance ; à défaut, l'assureur l'exonère dès le terme envisageable suivant, mais au plus tard huit semaines après l'annonce (art. 10a al. 1 et 2 OAMal). Les primes payées malgré la suspension sont déduites des primes ultérieures ou restituées (art. 10a al. 5 OAMal).
Base légale : art. 1a al. 1 let. a et d LAM, art. 3 al. 1 et 3 LAM, art. 4 al. 1 LAM, art. 40 LSC, art. 3 al. 4 LAMal, art. 10a al. 1, 2 et 5 OAMal
Montant contesté : demandez le calcul, puis une décision écrite
- Votre droit
- L'explication du calcul, une décision écrite, puis un nouvel examen gratuit par la caisse
- Délai
- 30 jours dès la décision
- Comment l'obtenir
- Demandez par écrit le détail du calcul et une décision ; après une décision, faites opposition dans les 30 jours.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. Si vous êtes salarié·e, c'est la caisse de votre employeur : demandez-lui son nom. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations, ou la caisse de votre canton.
L'allocation est versée sur un simple décompte, sans décision officielle. Vous pouvez demander comment elle a été calculée. La caisse de compensation doit vous l'expliquer. Si l'employeur a fait le calcul, c'est lui qui doit l'expliquer. Vous n'êtes toujours pas d'accord ? Demandez par écrit une « décision » à la caisse. Elle doit y donner ses raisons et dire comment contester. Vous avez ensuite 30 jours dès la réception pour faire opposition auprès de la caisse. C'est gratuit. Il suffit de remettre la lettre à la poste le dernier jour du délai. Ce délai ne peut pas être prolongé. Si la caisse maintient sa position, vous avez de nouveau 30 jours pour saisir le tribunal des assurances. Le parcours « J'ai reçu une décision » de ce site donne les lettres types et le calcul du délai.
À préparer :
- Le décompte de l'allocation, ou votre fiche de salaire du mois du service
- Vos fiches de salaire d'avant le service, ou votre décision de cotisations AVS
- La décision et son enveloppe, pour prouver la date de réception
Demande de calcul et de décision formelle
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS] Recommandé [Nom et adresse de la caisse de compensation] [Lieu], le [date] Allocation pour perte de gain, service du [date] au [date] : demande de décision Madame, Monsieur, J'ai accompli un service [militaire, civil ou de protection civile] du [date] au [date]. J'ai reçu pour cette période une allocation de [montant] CHF. Je ne suis pas d'accord avec ce montant, pour les raisons suivantes : [expliquez en quelques phrases, par exemple : revenu retenu trop bas, enfant non pris en compte]. Je vous demande de m'indiquer comment l'allocation a été calculée (art. 20 al. 2 OAPG) et de rendre une décision écrite et motivée, qui indique les voies de droit (art. 49 al. 3 et 51 al. 2 LPGA). Annexes : copie du décompte, [autres pièces] Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'allocation est fixée selon la procédure simplifiée de l'art. 51 LPGA, même lorsqu'elle est importante (art. 18 al. 2 LAPG). À la demande de l'ayant droit, la caisse de compensation, ou l'employeur s'il a fixé l'allocation, doit lui indiquer comment l'allocation a été calculée (art. 20 al. 2 OAPG). L'intéressé peut exiger qu'une décision soit rendue (art. 51 al. 2 LPGA) ; la décision indique les voies de droit et doit être motivée si elle ne fait pas entièrement droit à la demande (art. 49 al. 3 LPGA). Elle peut être attaquée dans les trente jours par voie d'opposition auprès de la caisse qui l'a rendue ; la procédure d'opposition est gratuite (art. 52 al. 1 et 3 LPGA). Le délai commence à courir le lendemain de la communication ; l'écrit doit être remis au plus tard le dernier jour du délai à la caisse ou à La Poste suisse ; le délai légal ne peut pas être prolongé (art. 38 al. 1, 39 al. 1 et 40 al. 1 LPGA). La décision sur opposition est sujette à recours dans les trente jours suivant sa notification (art. 56 al. 1 et 60 al. 1 LPGA) ; les décisions des caisses cantonales de compensation relèvent du tribunal des assurances du canton où la caisse a son siège (art. 24 al. 1 LAPG). Le recours peut aussi être formé lorsque la caisse, malgré la demande de l'intéressé, ne rend pas de décision (art. 56 al. 2 LPGA). Le parcours « J'ai reçu une décision » détaille la procédure.
Base légale : art. 18 al. 2 LAPG, art. 24 al. 1 LAPG, art. 20 al. 2 OAPG, art. 49 al. 3 LPGA, art. 51 al. 2 LPGA, art. 52 al. 1 et 3 LPGA, art. 38 al. 1, 39 al. 1 et 40 al. 1 LPGA, art. 56 al. 1 et 2 LPGA, art. 60 al. 1 LPGA
Ces informations expliquent l'allocation pour perte de gain versée pendant un service, avec les montants de 2026. Elles ne parlent ni de la solde, ni de l'obligation de servir, ni de la taxe d'exemption. Votre contrat ou votre convention collective peut prévoir mieux que la loi. La manière de déposer la demande change en 2026 : suivez les indications reçues à la fin du service. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).