Budget trop serré : vos droits
Fins de mois difficiles en Suisse : subsides de caisse-maladie, prestations complémentaires, remise d'une dette envers une assurance sociale
Réduction des primes de caisse-maladie par le canton, primes en retard et sommation de 30 jours, prestations complémentaires à l'AVS et à l'AI, remboursement des frais de santé, allocations familiales oubliées, prestations transitoires dès 60 ans, réduction des cotisations AVS, remise d'un remboursement réclamé par une assurance.
Voir ceux qui vous concernent en quelques questions
Primes trop lourdes : le canton peut en payer une partie
- Votre droit
- Une réduction de vos primes de caisse-maladie, versée par le canton directement à votre caisse
- Comment l'obtenir
- Demandez au service des subsides de votre canton si vous y avez droit, et comment l'obtenir.
- Où s'adresser
- Le service des subsides de votre canton. Les conditions dépendent du canton. Choisissez votre canton pour voir le bon lien.
Si votre revenu est modeste, votre canton paie une partie de vos primes : c'est le subside. Il le verse directement à votre caisse, qui baisse votre facture. Chaque canton fixe ses conditions, ses montants et la manière de le demander. Ce site ne donne donc aucun barème : renseignez-vous auprès de votre canton. Pour les revenus bas et moyens, le canton réduit d'au moins 80 % les primes des enfants. Pour les jeunes adultes en formation, c'est au moins 50 %. Vos revenus ont baissé, ou votre famille a changé ? Dites-le au canton : il doit tenir compte de votre situation actuelle. La réduction doit figurer sur la facture de votre caisse : vérifiez-la. Un refus se conteste selon les règles de votre canton.
À préparer :
- Votre dernière taxation fiscale
- Vos revenus actuels s'ils ont baissé (fiches de salaire, décompte de chômage, décision de rente)
- Les polices d'assurance de toute la famille
- Pour un jeune adulte : l'attestation de formation
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les cantons accordent une réduction de primes aux assurés de condition économique modeste et versent directement le montant correspondant aux assureurs (art. 65 al. 1 LAMal). Pour les bas et moyens revenus, ils réduisent de 80 % au moins les primes des enfants et de 50 % au moins celles des jeunes adultes en formation (art. 65 al. 1bis LAMal). Chaque canton définit le pourcentage maximal que les primes doivent représenter par rapport au revenu disponible des assurés (art. 65 al. 1ter LAMal, en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Les cantons veillent à ce que les circonstances économiques et familiales les plus récentes soient prises en considération, notamment à la demande de l'assuré, et à ce que les ayants droit n'aient pas à avancer leurs primes (art. 65 al. 3 LAMal) ; ils informent régulièrement les assurés de leur droit (art. 65 al. 4 LAMal). L'assureur mentionne la réduction par personne assurée et par mois sur la facture des primes (art. 106c al. 4 OAMal). Selon l'Office fédéral de la santé publique, les cantons décident qui obtient une réduction, quel en est le montant et comment se fait le versement. La LPGA ne s'applique pas à l'octroi des réductions de primes (art. 1 al. 2 let. c LAMal) : la procédure et les voies de droit relèvent du droit cantonal.
Base légale : art. 65 al. 1, 1bis, 1ter, 3 et 4 LAMal, art. 1 al. 2 let. c LAMal, art. 106c al. 4 OAMal, OFSP (Priminfo), Réduction de primes
Primes en retard : 30 jours pour payer après la sommation
- Votre droit
- Un rappel écrit, puis une sommation de 30 jours, avant toute poursuite
- Délai
- 30 jours dès la sommation
- Comment l'obtenir
- Répondez à votre caisse dès le rappel, et demandez au canton si vous avez droit à un subside.
- Où s'adresser
- Votre caisse-maladie. Son adresse est sur votre police d'assurance, sur ses factures et sur ses rappels.
Si vous ne payez pas une prime, la caisse envoie d'abord un rappel écrit, puis une « sommation ». La sommation vous laisse 30 jours pour payer et vous annonce la suite. Passé ce délai, la caisse doit engager une poursuite. Elle peut le faire au plus 2 fois par an pour vos propres retards. Dès la sommation, vous ne pouvez plus changer de caisse tant que tout n'est pas payé. Cela comprend les primes, la franchise, la quote-part, les intérêts et les frais de poursuite. La caisse ne peut pas retenir vos remboursements de soins pour se payer. Après une poursuite sans résultat, le canton paie une part à la caisse, mais la dette reste due. La loi permet aussi aux cantons de tenir une liste des personnes qui ne paient pas malgré les poursuites. La caisse ne paie alors plus que les soins urgents, jusqu'au règlement de la dette. Un subside peut alléger vos primes à venir : demandez-le au canton.
À préparer :
- Le rappel ou la sommation de la caisse
- Vos dernières factures de primes et vos preuves de paiement
- Votre dernière décision de subside, ou votre dernière taxation fiscale pour en demander un
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Lorsque l'assuré n'a pas payé des primes ou des participations aux coûts échues, l'assureur lui envoie une sommation, précédée d'au moins un rappel écrit ; il lui impartit un délai de 30 jours et l'informe des conséquences d'un retard de paiement (art. 64a al. 1 LAMal). La sommation est envoyée dans les trois mois qui suivent l'exigibilité, séparément de toute autre sommation ; des frais administratifs appropriés peuvent être perçus si les conditions générales le prévoient (art. 105b OAMal). À défaut de paiement dans le délai, l'assureur doit engager des poursuites, au maximum deux fois au cours d'une année civile pour les propres arriérés de l'assuré et deux fois pour ceux d'un enfant (art. 64a al. 2 LAMal). L'assuré en retard de paiement, soit dès la notification de la sommation (art. 105l al. 1 OAMal), ne peut pas changer d'assureur tant que ses arriérés de primes, de participations aux coûts, d'intérêts moratoires et de frais de poursuite ne sont pas payés intégralement (art. 64a al. 6 LAMal). L'assureur ne peut pas compenser les prestations avec des primes ou des participations aux coûts qui lui sont dues (art. 105c OAMal). Le canton prend en charge 85 % des créances pour lesquelles un acte de défaut de biens a été délivré, mais l'assureur conserve cet acte jusqu'au paiement intégral (art. 64a al. 3 et 4 LAMal) ; si le canton reprend la créance, l'assuré peut de nouveau changer d'assureur (art. 64a al. 5 LAMal). Les cantons peuvent tenir une liste des assurés qui ne paient pas leurs primes malgré les poursuites ; sur notification du canton, l'assureur suspend alors la prise en charge des prestations, à l'exception de celles qui relèvent de la médecine d'urgence, jusqu'au paiement des créances (art. 64a al. 7 LAMal).
Base légale : art. 64a al. 1 à 7 LAMal, art. 105b OAMal, art. 105c OAMal, art. 105l al. 1 OAMal
Primes d'un enfant : la dette est celle des parents, pas la sienne
- Votre droit
- Aucune poursuite contre un jeune adulte pour des primes qui datent d'avant ses 18 ans
- Comment l'obtenir
- Si la caisse vous réclame des primes d'avant vos 18 ans, répondez par écrit que vos parents en sont seuls débiteurs.
- Où s'adresser
- Votre caisse-maladie. Son adresse est sur votre police d'assurance, sur ses factures et sur ses rappels.
Les parents doivent seuls les primes de leur enfant, jusqu'à la fin du mois de ses 18 ans. Il en va de même pour sa quote-part et sa franchise. Devenu adulte, l'enfant ne peut pas être poursuivi pour ces dettes : une telle poursuite est nulle. À 18 ans, vous pouvez changer de caisse à la fin de l'année, même si ces anciennes dettes restent impayées. La caisse doit vous informer que ces montants ne comptent pas comme un retard de votre part. Vous êtes parent, et le retard ne concerne que les primes de vos enfants ? Vous pouvez changer de caisse pour vous-même. L'enfant, lui, reste dans sa caisse tant que ses primes ne sont pas payées.
À préparer :
- La lettre, le rappel ou le commandement de payer reçu
- Une pièce qui montre votre date de naissance
- Les factures en cause, avec les mois concernés
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les parents sont exclusivement débiteurs des primes de leur enfant jusqu'à la fin du mois où celui-ci devient majeur ; l'enfant ne peut en être tenu responsable même après sa majorité et toute poursuite introduite contre lui pour ce motif est nulle (art. 61a al. 1 LAMal). Les parents en répondent solidairement, sauf si l'un d'eux atteste avoir payé à l'autre des contributions d'entretien qui englobent les primes (art. 61a al. 2 et 3 LAMal). La même règle vaut pour la participation aux coûts de l'enfant (art. 64 al. 1bis LAMal). Si l'assuré est mineur, les dispositions sur le non-paiement s'appliquent à ses parents ou au parent débiteur des primes (art. 64a al. 1bis LAMal). Les enfants ne peuvent pas changer d'assureur s'il existe pour eux des arriérés, mais les assurés qui n'ont des arriérés que pour leurs enfants peuvent changer d'assureur (art. 64a al. 6 LAMal). Les assurés qui deviennent majeurs peuvent changer d'assureur à la fin de l'année civile même si des arriérés datant de leur minorité sont impayés (art. 64a al. 7bis LAMal) ; l'assureur les informe, à 18 ans, qu'ils ne sont pas considérés comme étant en retard de paiement pour les montants dus avant leur majorité (art. 105l al. 2bis OAMal).
Base légale : art. 61a LAMal, art. 64 al. 1bis LAMal, art. 64a al. 1bis, 6 et 7bis LAMal, art. 105l al. 2bis OAMal
Rente AVS ou AI insuffisante : demandez les prestations complémentaires
- Votre droit
- Un complément chaque mois, si votre rente et vos revenus ne couvrent pas vos dépenses reconnues
- Comment l'obtenir
- Déposez la demande sans attendre auprès de l'office des prestations complémentaires : le droit commence le mois du dépôt.
- Où s'adresser
- L'office des prestations complémentaires de votre canton. C'est en général la caisse cantonale de compensation. L'agence AVS de votre commune aide à remplir la demande.
Vous touchez une rente de l'AVS ou de l'AI, et l'argent ne suffit pas ? Les prestations complémentaires (PC) complètent vos revenus chaque mois. C'est un droit, mais il faut le demander. Elles valent aussi pour les rentes de veuve, de veuf et d'orphelin, et pour l'allocation pour impotent de l'AI dès 18 ans. Le calcul compare vos dépenses reconnues avec vos revenus : besoins courants, loyer, prime de caisse-maladie. Votre fortune doit être inférieure à 100 000 CHF en 2026, ou 200 000 CHF pour un couple. Le logement que vous habitez et qui vous appartient ne compte pas dans ce seuil. Il faut habiter en Suisse. Sans passeport suisse, de l'UE ou de l'AELE, il faut en principe 10 ans de résidence. Le droit commence le mois où vous déposez la demande : chaque mois d'attente est perdu. Une exception existe dans les 6 mois après une décision de rente. Les PC remontent alors au mois de votre demande de rente. L'office doit en principe décider dans les 90 jours. Après votre décès, les PC reçues sont remboursées sur la part de l'héritage qui dépasse 40 000 CHF.
À préparer :
- Votre décision de rente AVS ou AI
- Votre bail et le montant du loyer avec les charges
- Votre police d'assurance-maladie de l'année
- Vos relevés bancaires et votre dernière déclaration d'impôt
- Les attestations de vos autres revenus (caisse de pension, rentes étrangères, salaire)
Demande de prestations complémentaires
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS] Recommandé [Nom et adresse de l'office des prestations complémentaires de votre canton] [Lieu], le [date] Demande de prestations complémentaires Madame, Monsieur, Je touche [une rente de vieillesse de l'AVS / une rente de l'AI / autre prestation] et je demande des prestations complémentaires. Merci de m'envoyer la formule officielle de demande. Je vous la retournerai remplie, avec les pièces demandées. Je vous prie de retenir la date d'envoi de la présente lettre comme date de dépôt de ma demande (art. 29 al. 3 LPGA). Annexe : copie de ma décision de rente Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Ont droit aux prestations complémentaires les personnes domiciliées et résidant habituellement en Suisse qui perçoivent une rente de vieillesse de l'AVS, ont droit à une rente de veuve, de veuf ou d'orphelin de l'AVS, ont droit à une rente ou à une allocation pour impotent de l'AI, ou perçoivent des indemnités journalières de l'AI sans interruption pendant six mois au moins (art. 4 al. 1 LPC ; pour l'allocation pour impotent de l'AI, après 18 ans selon le mémento 5.01). La prestation annuelle correspond à la part des dépenses reconnues qui excède les revenus déterminants (art. 9 al. 1 LPC) ; les dépenses reconnues comprennent notamment un montant pour l'assurance obligatoire des soins, égal à la prime moyenne cantonale ou régionale mais au plus à la prime effective (art. 10 al. 3 let. d LPC), versé directement à l'assureur-maladie (art. 21a al. 1 LPC). La fortune nette doit être inférieure à 100 000 francs pour une personne seule et à 200 000 francs pour un couple, l'immeuble servant d'habitation à son propriétaire n'étant pas compté, mais les parts de fortune dont l'ayant droit s'est dessaisi l'étant (art. 9a al. 1 à 3 LPC). Les étrangers doivent avoir résidé en Suisse de manière ininterrompue pendant les dix années précédant la demande, cinq ans pour les réfugiés et les apatrides (art. 5 al. 1 et 2 LPC) ; selon le mémento 5.01, ce délai ne vaut pas pour les ressortissants d'un État de l'UE ou de l'AELE. La demande est déposée au moyen de la formule officielle (art. 20 al. 1 OPC-AVS/AI) ; le droit prend naissance le premier jour du mois au cours duquel elle est déposée (art. 12 al. 1 LPC). Si elle est faite dans les six mois à compter de la notification d'une décision de rente de l'AVS ou de l'AI, le droit prend naissance le mois où la demande de rente a été déposée, au plus tôt dès le début du droit à la rente (art. 22 al. 1 OPC-AVS/AI). Une demande qui ne respecte pas les exigences de forme conserve sa date de remise à la poste (art. 29 al. 3 LPGA). La décision doit en règle générale être rendue dans les 90 jours ; à défaut, des avances sont versées si le droit semble avéré et que le requérant a collaboré (art. 21 OPC-AVS/AI). Les prestations légalement perçues sont restituées à la charge de la succession, pour la part de celle-ci qui dépasse 40 000 francs, et pour un couple au décès du conjoint survivant (art. 16a LPC).
Base légale : art. 4 al. 1 LPC, art. 5 al. 1 et 2 LPC, art. 9 al. 1 et 9a al. 1 à 3 LPC, art. 10 al. 3 let. d et 21a al. 1 LPC, art. 12 al. 1 LPC, art. 16a LPC, art. 20 al. 1, 21 et 22 al. 1 OPC-AVS/AI, art. 29 al. 3 LPGA, Mémentos AVS/AI 5.01 (état au 1er janvier 2025) et 5.02 (état au 1er janvier 2026)
Avec des PC : franchise, dentiste et autres frais de santé remboursés
- Votre droit
- Le remboursement de frais de santé qui restent à votre charge, en plus du versement mensuel
- Délai
- Dans les 15 mois
- Comment l'obtenir
- Envoyez chaque facture ou décompte de caisse-maladie à l'office des prestations complémentaires dans les 15 mois.
- Où s'adresser
- L'office des prestations complémentaires de votre canton. C'est en général la caisse cantonale de compensation. L'agence AVS de votre commune aide à remplir la demande.
Si vous touchez des PC, vous pouvez aussi vous faire rembourser des frais de santé. Par exemple : le dentiste pour des soins simples, l'aide et les soins à domicile, les transports vers le lieu de soins le plus proche. La franchise et la quote-part de votre caisse-maladie sont aussi remboursées, jusqu'à 1 000 CHF par an. Les frais déjà payés par une autre assurance ne sont pas remboursés. Chaque canton précise la liste des frais. Envoyez la facture dans les 15 mois qui suivent sa date. Les PC vous ont été refusées parce que vos revenus dépassent un peu vos dépenses ? Vous pouvez quand même demander le remboursement des frais de santé qui dépassent cet écart. Avec des PC, vous ne payez pas la redevance radio et télévision : demandez l'exonération à l'organe qui l'encaisse. Annoncez sans tarder tout changement de revenu, de fortune ou de loyer.
À préparer :
- Votre décision de prestations complémentaires
- Les factures (dentiste, aide à domicile, transports)
- Les décomptes de votre caisse-maladie qui montrent la franchise et la quote-part
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les cantons remboursent aux bénéficiaires d'une prestation complémentaire annuelle les frais de l'année civile en cours, dûment établis, notamment de traitement dentaire, d'aide, de soins et d'assistance à domicile ou dans d'autres structures ambulatoires, de transport vers le centre de soins le plus proche, de moyens auxiliaires, ainsi que la participation aux coûts selon l'art. 64 LAMal (art. 14 al. 1 LPC). Selon le mémento 5.01 (état au 1er janvier 2025), la participation aux coûts est remboursée jusqu'à concurrence de 1 000 francs par année, et les frais ne sont remboursés que s'ils ne sont pas déjà couverts par une autre assurance. Les cantons précisent les frais remboursables et peuvent fixer des montants maximaux, qui ne peuvent être inférieurs, par année, à 25 000 francs pour une personne seule vivant à domicile, 50 000 francs pour un couple et 6 000 francs pour une personne vivant dans un home (art. 14 al. 2 et 3 LPC). Les personnes qui, en raison de revenus excédentaires, n'ont pas droit à une prestation annuelle ont droit au remboursement des frais qui dépassent la part des revenus excédentaires (art. 14 al. 6 LPC). Le remboursement doit être demandé dans les quinze mois à compter de la facturation (art. 15 let. a LPC). Toute modification importante des circonstances doit être communiquée à l'organe compétent (art. 31 al. 1 LPGA). Selon le mémento 5.01, les bénéficiaires de prestations complémentaires annuelles sont exonérés de la redevance de radio-télévision des ménages, sur présentation de la confirmation de l'organe compétent à l'organe d'encaissement.
Base légale : art. 14 al. 1 à 3 et 6 LPC, art. 15 let. a LPC, art. 31 al. 1 LPGA, Mémento AVS/AI 5.01 ch. 10 à 14, 18 et 19 (état au 1er janvier 2025)
Besoin d'aide au quotidien : une allocation sans condition de revenu
- Votre droit
- Une allocation chaque mois, quels que soient vos revenus et votre fortune
- Délai
- Dans les 12 mois
- Comment l'obtenir
- Demandez-la à l'office AI avant l'âge de la retraite, à votre caisse de compensation ensuite.
- Où s'adresser
- L'office AI (avant l'âge de la retraite) ou la caisse de compensation (à la retraite)
Vous avez durablement besoin d'aide pour vous habiller, vous laver, manger ou vous déplacer ? Une allocation mensuelle existe, quels que soient vos revenus et votre fortune. Avant l'âge de la retraite, l'AI la verse après un an de besoin d'aide. En 2026, elle vaut 504, 1 260 ou 2 016 CHF par mois à domicile. À la retraite, l'AVS la verse après 6 mois : 252, 630 ou 1 008 CHF par mois en 2026. Il faut alors toucher toute sa rente de vieillesse, ou des prestations complémentaires. À domicile, cette allocation ne réduit pas vos prestations complémentaires. Ne tardez pas : elle n'est en général payée que pour les 12 mois avant la demande. Les parcours « J'aide un proche » et « J'approche de la retraite » donnent le détail.
À préparer :
- Le formulaire de demande d'allocation pour impotent (AI ou AVS selon votre âge)
- Le nom et l'adresse de votre médecin
- Une description de l'aide reçue chaque jour : quels gestes, combien de temps, depuis quand
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Est réputée impotente toute personne qui, en raison d'une atteinte à sa santé, a besoin de façon permanente de l'aide d'autrui ou d'une surveillance personnelle pour accomplir des actes élémentaires de la vie quotidienne (art. 9 LPGA). À l'AI, le droit à l'allocation naît dès qu'une impotence de degré faible au moins existe depuis une année sans interruption notable (art. 42 al. 1, 2 et 4 LAI). À l'AVS, il suppose de percevoir la totalité de sa rente de vieillesse ou des prestations complémentaires et une impotence de six mois au moins sans interruption ; l'allocation pour impotence faible est supprimée lors d'un séjour dans un home (art. 43bis al. 1, 1bis et 2 LAVS). Aucune de ces dispositions ne subordonne le droit au revenu ou à la fortune. Montants 2026 : 504, 1 260 ou 2 016 francs par mois à l'AI pour une personne vivant à domicile ; 252, 630 ou 1 008 francs par mois à l'AVS (art. 42ter LAI ; art. 43bis al. 3 LAVS ; mémentos 4.13 et 3.01). Selon le mémento 5.01, les allocations pour impotent ne sont pas prises en compte comme revenu dans le calcul des prestations complémentaires, sauf en cas de séjour dans un home. Si la demande est présentée plus de douze mois après la naissance du droit, l'allocation n'est versée que pour les douze mois qui précèdent la demande (art. 48 al. 1 LAI ; art. 46 al. 2 LAVS). Le détail figure dans les parcours « J'aide un proche » et « J'approche de la retraite ».
Base légale : art. 9 LPGA, art. 42 al. 1, 2 et 4, 42ter et 48 al. 1 LAI, art. 43bis al. 1 à 3 et 46 al. 2 LAVS, Mémento AVS/AI 5.01 ch. 7 (état au 1er janvier 2025), Mémentos AVS/AI 3.01 (état 2026) et 4.13 (état 2025, montants inchangés en 2026)
Allocations familiales jamais demandées : jusqu'à 5 ans en arrière
- Votre droit
- Au moins 215 CHF par mois et par enfant en 2026, aussi pour les mois passés
- Délai
- Jusqu'à 5 ans en arrière
- Comment l'obtenir
- Salarié·e : demandez-les à votre employeur. Sans activité lucrative : à la caisse de compensation de votre canton.
- Où s'adresser
- La caisse d'allocations familiales. Salarié·e : demandez à votre employeur. Sans activité lucrative : c'est la caisse de compensation de votre canton.
Chaque enfant donne droit à au moins 215 CHF par mois en 2026, jusqu'à 16 ans. Pendant une formation, c'est au moins 268 CHF, au plus tard jusqu'à 25 ans. Les cantons peuvent prévoir plus. Vous ne les avez jamais demandées ? Vous pouvez les réclamer pour le passé, jusqu'à 5 ans en arrière. Avec un emploi, il faut gagner au moins 7 560 CHF par an en 2026. Sans activité lucrative, votre revenu imposable ne doit pas dépasser 45 360 CHF par an en 2026. Dans ce cas, il ne faut pas non plus toucher de prestations complémentaires. Le parcours « J'attends ou j'ai eu un enfant » donne le détail.
À préparer :
- Le formulaire de demande de la caisse d'allocations familiales
- Une preuve du lien de filiation, par exemple l'acte de naissance
- Pour un enfant en formation : l'attestation de formation
- Sans activité lucrative : votre dernière taxation fiscale
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'allocation pour enfant, de 215 francs par mois au minimum, est octroyée dès le début du mois de la naissance et jusqu'à la fin du mois des 16 ans ; l'allocation de formation, de 268 francs par mois au minimum, est versée pendant une formation postobligatoire, au plus tard jusqu'à la fin du mois des 25 ans ; les cantons peuvent prévoir des montants plus élevés (art. 3 al. 1 et 2 et art. 5 LAFam). Y ont droit les salariés et les indépendants obligatoirement assurés à l'AVS, pour autant qu'ils paient des cotisations sur un revenu annuel d'au moins la moitié de la rente de vieillesse complète minimale, soit 7 560 francs en 2026 (art. 13 LAFam). Les personnes sans activité lucrative y ont droit si leur revenu imposable est égal ou inférieur à une fois et demie la rente de vieillesse complète maximale, soit 45 360 francs en 2026, et qu'aucune prestation complémentaire à l'AVS/AI n'est perçue (art. 19 al. 1 et 2 LAFam). La LPGA s'applique aux allocations familiales (art. 1 al. 1 LAFam) : le droit à des prestations arriérées s'éteint cinq ans après la fin du mois pour lequel la prestation était due (art. 24 al. 1 LPGA) ; le mémento 6.08 confirme que le droit peut être exercé à titre rétroactif pour cinq ans au plus. Le détail figure dans le parcours « J'attends ou j'ai eu un enfant ».
Base légale : art. 1 al. 1, 3 al. 1 et 2, 5, 13 et 19 LAFam, art. 24 al. 1 LPGA, Mémento AVS/AI 6.08 (état au 1er janvier 2025), Mémento AVS/AI 3.01 (rentes minimale et maximale 2026)
Fin du chômage à 60 ans ou plus : les prestations transitoires
- Votre droit
- Une aide chaque mois jusqu'à la retraite, si vos revenus ne couvrent pas vos dépenses reconnues
- Comment l'obtenir
- Déposez la demande au plus tard le mois de votre fin de droit : les mois d'avant la demande ne sont pas payés.
- Où s'adresser
- L'office des prestations complémentaires de votre canton. C'est en général la caisse cantonale de compensation. L'agence AVS de votre commune aide à remplir la demande.
Votre droit au chômage se termine le mois de vos 60 ans, ou plus tard ? Vous pouvez recevoir des « prestations transitoires » jusqu'à l'âge de la retraite. Il faut avoir été assuré·e à l'AVS au moins 20 ans, dont 5 ans après 50 ans. Pendant ces années, il faut avoir gagné au moins 22 680 CHF par an (montant 2026). Les années d'éducation d'enfants ou d'aide à un proche peuvent compter. Votre fortune doit être inférieure à 50 000 CHF en 2026, ou 100 000 CHF pour un couple. Une rente de l'AI ou une rente AVS anticipée exclut ce droit. Le droit commence le mois de la demande : déposez-la sans attendre. Le parcours « J'ai perdu mon emploi » donne toutes les conditions.
À préparer :
- Le formulaire officiel de demande (auprès de l'office des prestations complémentaires)
- Le dernier décompte de votre caisse de chômage
- Les justificatifs de vos revenus, de votre fortune et de votre loyer
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les personnes âgées de 60 ans ou plus qui sont arrivées en fin de droit dans l'assurance-chômage ont droit à des prestations transitoires destinées à couvrir leurs besoins vitaux jusqu'à l'âge de référence, ou jusqu'au moment où elles ont droit au plus tôt au versement anticipé de la rente de vieillesse s'il est prévisible qu'elles auront droit à des prestations complémentaires (art. 3 al. 1 LPtra). Il faut avoir son domicile et sa résidence habituelle en Suisse, être arrivé en fin de droit au plus tôt pendant le mois des 60 ans, avoir été assuré à l'AVS pendant au moins 20 ans, dont au moins cinq après 50 ans, avec un revenu annuel d'activité lucrative d'au moins 75 % de la rente de vieillesse maximale (22 680 francs en 2026) ou des bonifications pour tâches éducatives ou d'assistance correspondantes, et disposer d'une fortune nette inférieure à la moitié des seuils de l'art. 9a LPC, soit 50 000 francs pour une personne seule et 100 000 francs pour un couple (art. 5 al. 1 LPtra). Une rente de l'AI ou une rente de vieillesse anticipée exclut le droit (art. 5 al. 3 LPtra). Le droit prend naissance le premier jour du mois au cours duquel la demande est déposée (art. 14 al. 1 LPtra). Les conditions complètes et les montants figurent dans le parcours « J'ai perdu mon emploi ».
Base légale : art. 3 al. 1 LPtra, art. 5 al. 1 et 3 LPtra, art. 14 al. 1 LPtra, art. 9a al. 1 LPC, Mémento AVS/AI 3.01 (rente maximale 2026)
Cotisations AVS trop lourdes : réduction, remise ou paiement par acomptes
- Votre droit
- Des cotisations réduites ou payées par acomptes, si vous êtes indépendant·e ou sans activité lucrative
- Comment l'obtenir
- Écrivez à votre caisse de compensation, avec vos raisons et les justificatifs de vos revenus et de vos charges.
- Où s'adresser
- Votre caisse de compensation AVS. C'est la caisse qui vous envoie les factures de cotisations. Sans activité lucrative, c'est en général celle de votre canton.
Vous êtes indépendant·e ou sans activité lucrative, et vos cotisations AVS sont trop lourdes ? Vous pouvez demander par écrit à votre caisse de compensation de les réduire. Expliquez pourquoi la cotisation entière est une charge trop lourde, et joignez vos justificatifs. La réduction ne descend pas sous la cotisation minimale : 530 CHF par an en 2026, AI et APG comprises. Même ce minimum vous met dans une situation intolérable ? Vous pouvez en demander la remise. Le canton paie alors la cotisation minimale à votre place, pour 2 ans au plus. Autre solution : un sursis, c'est-à-dire un paiement par acomptes fixé par écrit avec la caisse. Il faut verser tout de suite le premier acompte, et des intérêts restent dus. Ces règles ne valent pas pour les cotisations que votre employeur retient sur votre salaire.
À préparer :
- La dernière facture ou décision de cotisations
- Vos revenus et votre fortune actuels (comptes, relevés bancaires, taxation fiscale)
- Vos charges fixes : loyer, primes de caisse-maladie, pensions versées
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les cotisations dues selon les art. 6, 8 al. 1 ou 10 al. 1 LAVS (salariés dont l'employeur n'est pas tenu de payer des cotisations, indépendants, personnes sans activité lucrative), dont le paiement ne peut raisonnablement être exigé d'une personne obligatoirement assurée, peuvent, sur demande motivée, être réduites équitablement pour une période déterminée ou indéterminée, sans être inférieures à la cotisation minimale (art. 11 al. 1 LAVS). Le requérant présente à sa caisse de compensation une requête écrite, accompagnée des documents utiles, et rend vraisemblable que le paiement de la cotisation entière constituerait pour lui une charge trop lourde (art. 31 al. 1 RAVS). Le paiement de la cotisation minimale qui mettrait l'assuré dans une situation intolérable peut être remis, sur demande motivée et après consultation d'une autorité désignée par le canton de domicile, lequel verse alors la cotisation minimale (art. 11 al. 2 LAVS) ; la remise ne peut être accordée que pour deux ans au maximum (art. 32 al. 2 RAVS). La cotisation minimale AVS/AI/APG est de 530 francs par année en 2026 (mémento 2.03, état au 1er janvier 2026). La caisse peut en outre accorder un sursis au débiteur qui rend vraisemblables des difficultés financières, s'engage à verser des acomptes réguliers et opère immédiatement le premier versement ; elle fixe les conditions par écrit et le sursis est caduc de plein droit si elles ne sont pas respectées (art. 34b RAVS). Selon le mémento 2.03, les intérêts moratoires restent dus pendant le sursis.
Base légale : art. 11 LAVS, art. 31 et 32 RAVS, art. 34b RAVS, Mémento AVS/AI 2.03 (état au 1er janvier 2026)
Remboursement réclamé : 30 jours pour contester la décision
- Votre droit
- Un nouvel examen gratuit de la décision, sans devoir rembourser pendant ce temps
- Délai
- Dans les 30 jours
- Comment l'obtenir
- Si le montant ou le motif vous paraît faux, envoyez une opposition écrite et signée dans les 30 jours.
- Où s'adresser
- L'assurance qui a rendu la décision
L'assurance doit fixer le montant à rembourser dans une décision écrite. Vous avez 30 jours dès sa réception pour faire opposition, gratuitement. Faites-le si le montant est faux, si vous aviez droit à la prestation, ou si la demande vient trop tard. L'assurance ne peut plus rien réclamer 3 ans après avoir appris l'erreur. Elle ne le peut plus non plus 5 ans après le versement. Ces délais sont plus longs si une infraction pénale est en cause. Écrivez ce que vous demandez et pourquoi, signez, et envoyez la lettre en recommandé. Il suffit de la remettre à la poste le dernier jour du délai, qui ne peut pas être prolongé. Tant que votre opposition est examinée, vous n'avez pas à rembourser. Vous ne contestez pas la dette, mais vous ne pouvez pas la payer ? Demandez alors une remise : c'est une autre démarche, avec son propre délai. Le parcours « J'ai reçu une décision » donne la lettre type et le calcul du délai.
À préparer :
- La décision de remboursement et son enveloppe, ou le suivi du recommandé
- Les décisions et décomptes qui montrent ce que vous avez reçu, et quand
- Ce que vous aviez annoncé à l'assurance : lettres, formulaires, courriels
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les prestations indûment touchées doivent être restituées (art. 25 al. 1 LPGA) ; l'étendue de l'obligation de restituer est fixée par une décision, qui indique la possibilité d'une remise (art. 3 al. 1 et 2 OPGA). Le droit de demander la restitution s'éteint trois ans après le moment où l'institution d'assurance a eu connaissance du fait, mais au plus tard cinq ans après le versement de la prestation ; si la créance naît d'un acte punissable pour lequel le droit pénal prévoit un délai de prescription plus long, celui-ci est déterminant (art. 25 al. 2 LPGA). La décision peut être attaquée dans les trente jours par voie d'opposition auprès de l'assureur qui l'a rendue ; la procédure est gratuite (art. 52 al. 1 et 3 LPGA). L'opposition doit contenir des conclusions et être motivée ; elle est écrite et signée, ou, hors assurance-chômage, formée oralement lors d'un entretien personnel (art. 10 OPGA). Le délai court dès le lendemain de la communication, il est observé si l'écrit est remis au plus tard le dernier jour à l'assureur ou à La Poste suisse, et il ne peut pas être prolongé (art. 38 al. 1, 39 al. 1 et 40 al. 1 LPGA). L'opposition a un effet suspensif (art. 11 al. 1 OPGA), dont l'assureur ne peut pas priver l'opposition ou le recours dirigés contre une décision ordonnant la restitution de prestations versées indûment (art. 49 al. 5 et 52 al. 4 LPGA). La décision sur opposition est sujette à recours dans les trente jours (art. 56 al. 1 et 60 al. 1 LPGA). Dans l'assurance-chômage, la restitution est régie par l'art. 25 LPGA sous réserve des règles particulières de l'art. 95 LACI. La LPGA ne s'applique pas à l'octroi des réductions de primes (art. 1 al. 2 let. c LAMal).
Base légale : art. 25 al. 1 et 2 LPGA, art. 3 al. 1 et 2 OPGA, art. 52 al. 1, 3 et 4 LPGA, art. 10 et 11 al. 1 OPGA, art. 38 al. 1, 39 al. 1 et 40 al. 1 LPGA, art. 49 al. 5 LPGA, art. 56 al. 1 et 60 al. 1 LPGA, art. 95 al. 1 LACI, art. 1 al. 2 let. c LAMal
Argent reçu de bonne foi et budget serré : demandez la remise
- Votre droit
- L'abandon du remboursement, en tout ou en partie, si vous étiez de bonne foi et en situation difficile
- Délai
- 30 jours après l'entrée en force
- Comment l'obtenir
- Envoyez une demande de remise écrite et motivée, avec vos justificatifs, à l'assurance qui réclame le remboursement.
- Où s'adresser
- L'assurance qui vous réclame le remboursement
Vous devez rembourser une prestation reçue à tort ? L'assurance doit y renoncer, en tout ou en partie, si deux conditions sont réunies. La première : vous avez reçu l'argent de bonne foi. La seconde : rembourser vous mettrait dans une situation difficile. La situation difficile se calcule comme pour les prestations complémentaires : vos dépenses reconnues dépassent vos revenus. Un supplément s'ajoute aux dépenses : 8 000 CHF par an pour une personne seule en 2026, 12 000 CHF pour un couple. La décision de remboursement doit mentionner cette possibilité. Demandez la remise par écrit, avec vos raisons et vos justificatifs. Faites-le au plus tard 30 jours après que la décision est devenue définitive. Elle le devient quand elle ne peut plus être contestée. N'attendez pas la fin de ce délai. L'assurance répond par une décision, que vous pouvez contester à son tour. Pour le chômage, une autorité du canton décide de la remise. Pour un subside de caisse-maladie, ce sont les règles du canton qui s'appliquent.
À préparer :
- La décision de remboursement, avec sa date de réception
- Vos revenus et votre fortune : fiches de salaire, rentes, relevés bancaires, taxation fiscale
- Vos dépenses : bail, primes de caisse-maladie, pensions versées
- Ce qui montre votre bonne foi : ce que vous aviez annoncé à l'assurance, et quand
Demande de remise de l'obligation de restituer
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS ou numéro de dossier] Recommandé [Nom et adresse de l'assurance qui a rendu la décision] [Lieu], le [date] Demande de remise (art. 25 al. 1 LPGA, art. 4 OPGA) Votre décision de restitution du [date de la décision] Madame, Monsieur, Par décision du [date], vous me demandez de rembourser [montant] CHF. Je demande la remise de cette obligation de restituer, pour les raisons suivantes. Bonne foi : [expliquez pourquoi vous pensiez avoir droit à cet argent, et ce que vous aviez annoncé à l'assurance, avec les dates]. Situation difficile : [indiquez vos revenus, votre fortune, votre loyer, vos primes de caisse-maladie et vos autres charges]. Annexes : copie de la décision, [justificatifs de revenus, de fortune et de dépenses], [courriers envoyés à l'assurance] Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
La restitution ne peut être exigée lorsque l'intéressé était de bonne foi et qu'elle le mettrait dans une situation difficile (art. 25 al. 1 LPGA) ; la remise peut être entière ou partielle (art. 4 al. 1 OPGA). Il y a situation difficile lorsque les dépenses reconnues par la LPC et les dépenses supplémentaires de l'art. 5 al. 4 OPGA (8 000 francs pour une personne seule, 12 000 francs pour un couple, 4 000 francs par enfant ayant droit à une rente d'orphelin ou donnant droit à une rente pour enfant) sont supérieures aux revenus déterminants selon la LPC (art. 5 al. 1 et 4 OPGA) ; le moment où la décision de restitution est exécutoire est déterminant (art. 4 al. 2 OPGA). L'assureur indique la possibilité d'une remise dans la décision en restitution et renonce d'emblée à la restitution lorsqu'il est manifeste que les conditions d'une remise sont réunies (art. 3 al. 2 et 3 OPGA). La demande de remise doit être présentée par écrit, motivée, accompagnée des pièces nécessaires et déposée au plus tard 30 jours à compter de l'entrée en force de la décision de restitution ; la remise fait l'objet d'une décision (art. 4 al. 4 et 5 OPGA), elle-même sujette à opposition (art. 52 al. 1 LPGA). Une décision est exécutoire lorsqu'elle ne peut plus être attaquée par une opposition ou un recours (art. 54 al. 1 let. a LPGA). Dans l'assurance-chômage, la caisse soumet les demandes de remise à l'autorité cantonale pour décision (art. 95 al. 3 LACI). Ces règles ne valent que pour les assurances auxquelles la LPGA s'applique ; elles ne s'appliquent pas à l'octroi des réductions de primes (art. 1 al. 2 let. c LAMal).
Base légale : art. 25 al. 1 LPGA, art. 3 al. 2 et 3 OPGA, art. 4 OPGA, art. 5 al. 1 et 4 OPGA, art. 52 al. 1 et 54 al. 1 let. a LPGA, art. 95 al. 3 LACI, art. 1 al. 2 let. c LAMal
Ces informations cherchent, dans les assurances sociales, ce qui peut alléger votre budget. Les subsides de caisse-maladie dépendent de votre canton : aucun barème n'est donné ici. Pour les dettes, le loyer, les impôts ou l'aide sociale, ce site ne traite que des assurances sociales. Le service social de votre commune ou de votre canton vous oriente pour le reste. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).