Chômage : vos droits
Chômage en Suisse : indemnités, durée, obligations et délais
Inscription à l'ORP, indemnités de chômage, durée du droit, recherches d'emploi, sanctions, licenciement abusif, faillite de l'employeur : vos droits en Suisse, les démarches et les délais.
Voir ceux qui vous concernent en quelques questions
Inscrivez-vous tout de suite : aucun jour ne se rattrape
- Votre droit
- Des indemnités de chômage dès votre inscription
- Comment l'obtenir
- Inscrivez-vous en ligne ou à l'office régional de placement (ORP) dès la réception du congé, au plus tard le premier jour sans emploi.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Celui de votre commune de domicile. Vous pouvez aussi vous inscrire en ligne sur travail.swiss.
Le chômage ne paie pas les jours d'avant votre inscription. Inscrivez-vous en ligne ou à l'ORP, au plus tard le premier jour sans emploi. Vous pouvez le faire dès que vous recevez votre congé. L'ORP vous convoque ensuite à un premier entretien, dans les 15 jours.
À préparer :
- Une pièce d'identité officielle
- Votre certificat d'assurance AVS ou votre carte d'assurance-maladie
- Les preuves de vos recherches d'emploi depuis la réception du congé
Formulaire : Inscription en ligne auprès du service de l'emploi (ORP), sur Job-Room
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Le chômeur n'est réputé sans emploi que s'il s'est inscrit aux fins d'être placé (art. 10 al. 3 LACI). Il doit s'inscrire personnellement aussitôt que possible, au plus tard le premier jour pour lequel il prétend à l'indemnité (art. 17 al. 2 LACI), en ligne ou auprès de l'office de son domicile (art. 19 OACI). Les jours antérieurs à l'inscription ne sont pas indemnisés. L'inscription est possible dès l'annonce du congé ; l'ORP mène un premier entretien de conseil et de contrôle dans les 15 jours qui suivent l'inscription (art. 20a al. 1 OACI).
Base légale : art. 10 al. 3 et 17 al. 2 LACI, art. 19 et 20a al. 1 OACI, SECO, Info-Service « Être au chômage », édition 2026
Demandez vos indemnités à la caisse, puis chaque mois
- Votre droit
- Le versement de vos indemnités chaque mois
- Délai
- Dans les 3 mois
- Comment l'obtenir
- Choisissez une caisse, envoyez-lui votre demande, puis le formulaire « Indications de la personne assurée » à la fin de chaque mois.
- Où s'adresser
- Votre caisse de chômage. Vous choisissez votre caisse : celle du canton, ou celle d'un syndicat ou d'une association patronale. Vous ne pourrez plus en changer pendant votre délai-cadre, sauf si vous quittez la région ou le domaine que couvre cette caisse.
Vous choisissez votre caisse. Vous ne pourrez plus en changer pendant votre délai-cadre, sauf si vous quittez la région ou le domaine qu'elle couvre. Envoyez-lui votre demande d'indemnité et les attestations de vos employeurs. À la fin de chaque mois, envoyez le formulaire « Indications de la personne assurée ». Attention : un mois que vous ne réclamez pas dans les 3 mois après sa fin est perdu.
À préparer :
- Le formulaire « Demande d'indemnité de chômage »
- Les « Attestations de l'employeur » de tous vos emplois des 2 dernières années
- Le formulaire PD U1 si vous avez travaillé dans un pays de l'UE ou de l'AELE
- Chaque mois : le formulaire « Indications de la personne assurée »
Formulaire : Demande d'indemnité de chômage (formulaire 10000 f), sur travail.swiss
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'assuré exerce son droit auprès d'une caisse qu'il choisit librement ; il ne peut en changer pendant le délai-cadre d'indemnisation, sauf s'il quitte le domaine d'activité de la caisse (art. 20 al. 1 LACI ; art. 28 al. 2 OACI). Il remet la demande d'indemnité et les attestations des employeurs des deux dernières années, puis, pour chaque période de contrôle, le formulaire « Indications de la personne assurée » (art. 29 OACI). L'employeur doit remettre l'attestation de travail à la fin du contrat, ou dans la semaine sur demande (art. 20 al. 2 LACI). Le droit s'éteint s'il n'est pas exercé dans les trois mois suivant la fin de la période de contrôle à laquelle il se rapporte (art. 20 al. 3 LACI).
Base légale : art. 20 LACI, art. 28 al. 2 et 29 OACI, SECO, FAQ sur l'indemnité de chômage
Cherchez un emploi dès maintenant, sans attendre la fin du contrat
- Votre droit
- Vos indemnités sans jours de suspension
- Délai
- Jusqu'au 5 du mois
- Comment l'obtenir
- Cherchez un emploi dès que vous connaissez la date de fin du contrat, et gardez une preuve de chaque candidature.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Celui de votre commune de domicile. Vous pouvez aussi vous inscrire en ligne sur travail.swiss.
Vous devez chercher un emploi avant même la fin du contrat. Commencez dès que vous connaissez la date de fin. L'ORP peut contrôler au plus les 3 derniers mois avant cette date. Si vous ne cherchez pas assez, vous perdez des jours d'indemnités dès le départ. Gardez une preuve de chaque candidature. Remettez vos preuves à l'ORP au plus tard le 5 du mois suivant, sinon elles ne comptent pas. Le nombre de candidatures se fixe avec l'ORP.
À préparer :
- Vos courriels et lettres de candidature, avec les réponses reçues
- Pour chaque appel : la date, l'entreprise et le nom de la personne
- Pour chaque visite : une carte de visite ou le tampon de l'entreprise
Formulaire : Preuves des recherches personnelles effectuées en vue de trouver un emploi (formulaire 716.007 f), sur travail.swiss
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'assuré doit entreprendre tout ce qu'on peut raisonnablement exiger de lui pour éviter le chômage ou l'abréger, et pouvoir en apporter la preuve (art. 17 al. 1 LACI). Selon le SECO, pour un contrat de durée indéterminée, les recherches sont exigées dès que la fin du contrat est connue, au plus pendant les trois derniers mois ; pour un contrat de durée déterminée, pendant les trois derniers mois. Des recherches insuffisantes entraînent une suspension (art. 30 al. 1 let. c LACI). Les preuves sont remises à l'ORP au plus tard le 5 du mois suivant ou le premier jour ouvrable qui suit ; passé ce délai, sans excuse valable, elles ne sont plus prises en considération (art. 26 al. 2 OACI). Le nombre de recherches exigé dépend de la situation personnelle et de la pratique cantonale.
Base légale : art. 17 al. 1 LACI, art. 30 al. 1 let. c LACI, art. 26 OACI, SECO, travail.swiss, « Premiers pas »
Les erreurs qui coûtent des jours d'indemnités
- Votre droit
- Vos indemnités en entier
- Comment l'obtenir
- Remettez vos recherches à l'office régional de placement (ORP) au plus tard le 5 du mois suivant. Allez à tous les rendez-vous et ne refusez pas un emploi convenable.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Celui de votre commune de domicile. Vous pouvez aussi vous inscrire en ligne sur travail.swiss.
Le chômage peut retenir de 1 à 60 jours d'indemnités. Il compte 5 jours par semaine : 60 jours font 12 semaines. C'est le cas si vous ne cherchez pas assez, refusez un emploi convenable ou manquez un rendez-vous. C'est aussi le cas si vous avez perdu votre emploi par votre faute. Ces jours sont retirés de votre droit total. Une suspension injuste se conteste par écrit dans les 30 jours.
À préparer :
- La décision de suspension
- Les preuves de vos recherches ou de votre motif d'absence
Opposition à une suspension
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS ou référence du dossier] Recommandé [Nom et adresse indiqués dans la décision, rubrique « voies de droit »] [Lieu], le [date] Opposition à la décision du [date de la décision] Madame, Monsieur, Je forme opposition à votre décision du [date de la décision], que j'ai reçue le [date de réception]. Je demande que [ce que vous demandez, par exemple : la suspension de … jours soit annulée, ou réduite à … jours]. Motifs : [expliquez en quelques phrases pourquoi la décision est fausse, avec les faits et les documents qui le montrent, par exemple vos preuves de recherches ou le motif de votre absence]. Je vous demande également une copie complète de mon dossier. Annexes : copie de la décision, [autres pièces] Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Le droit est suspendu notamment si l'assuré est sans travail par sa propre faute, ne fait pas tout ce qu'on peut exiger de lui pour trouver un travail convenable, refuse un tel travail ou ne se présente pas à un entretien ou à une mesure (art. 30 al. 1 LACI). La suspension dure de 1 à 15 jours en cas de faute légère, 16 à 30 jours en cas de faute moyenne, 31 à 60 jours en cas de faute grave (art. 45 al. 3 OACI). Les jours suspendus sont déduits du nombre maximum d'indemnités (art. 30 al. 3 LACI). Les suspensions répétées sont prolongées (art. 45 al. 5 OACI). L'opposition contre une suspension n'a pas d'effet suspensif (art. 100 al. 4 LACI).
Base légale : art. 21 et 30 LACI, art. 26 al. 2 OACI, art. 44-45 OACI, art. 100 al. 4 LACI
L'emploi que vous devez accepter, et celui que vous pouvez refuser
- Votre droit
- Refuser sans sanction un emploi qui n'est pas convenable
- Comment l'obtenir
- Avant de refuser un emploi, vérifiez s'il est convenable et expliquez par écrit à l'office régional de placement (ORP) pourquoi il ne l'est pas.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Celui de votre commune de domicile. Vous pouvez aussi vous inscrire en ligne sur travail.swiss.
Vous devez en principe accepter tout emploi convenable. Un emploi n'est pas convenable s'il ne respecte pas les salaires et conditions habituels de la branche. Il ne l'est pas s'il ne convient pas à votre âge, votre santé ou votre situation. Il ne l'est pas non plus avec plus de 2 heures de trajet à l'aller et au retour, sauf logement possible sur place. Un salaire inférieur à 70 % de votre gain assuré n'est pas convenable, sauf si le chômage le complète.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'assuré doit en règle générale accepter immédiatement tout travail (art. 16 al. 1 LACI). N'est notamment pas convenable un travail non conforme aux usages professionnels et locaux ou aux conventions collectives, qui ne tient pas raisonnablement compte des aptitudes ou de l'activité antérieure (règle non applicable avant 30 ans), qui ne convient pas à l'âge, à la situation personnelle ou à la santé, qui impose plus de deux heures de trajet aller et deux heures retour sans possibilité de logement appropriée au lieu de travail, ou dont la rémunération est inférieure à 70 % du gain assuré, sauf indemnités compensatoires (art. 16 al. 2 et 3bis LACI). Le refus d'un travail convenable entraîne une suspension (art. 30 al. 1 let. d LACI).
Base légale : art. 16 LACI, art. 30 al. 1 let. d LACI
Un petit boulot moins bien payé ? Vous y gagnez toujours
- Votre droit
- Un complément du chômage si vous acceptez un travail moins payé
- Comment l'obtenir
- Annoncez ce travail à l'office régional de placement (ORP) et à votre caisse, et faites remplir chaque mois l'attestation de gain intermédiaire.
- Où s'adresser
- Votre caisse de chômage. Vous choisissez votre caisse : celle du canton, ou celle d'un syndicat ou d'une association patronale. Vous ne pourrez plus en changer pendant votre délai-cadre, sauf si vous quittez la région ou le domaine que couvre cette caisse.
Un travail moins bien payé que votre chômage s'appelle un « gain intermédiaire ». Le chômage vous verse alors 70 % ou 80 % de la différence avec votre gain assuré. Au total, vous touchez toujours plus qu'avec le chômage seul. Ce complément dure 12 mois au plus. Avec des enfants de moins de 25 ans à charge, ou dès 45 ans, il dure jusqu'à la fin du délai-cadre. Un travail salarié compte aussi pour un futur droit au chômage.
À préparer :
- Chaque mois : l'« Attestation de gain intermédiaire », remplie par l'employeur
Formulaire : Attestation de gain intermédiaire (formulaire 10018 f), sur travail.swiss
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Le gain retiré d'une activité salariée ou indépendante pendant une période de contrôle donne droit à la compensation de la perte de gain, au taux de 70 ou 80 % de la différence entre le gain assuré et le gain intermédiaire ; celui-ci doit être conforme aux usages professionnels et locaux (art. 24 al. 1 et 3 LACI). Ce droit est limité aux douze premiers mois de l'activité, ou jusqu'au terme du délai-cadre pour les assurés qui ont des enfants de moins de 25 ans à charge ou qui ont 45 ans ou plus (art. 24 al. 4 LACI). Selon le SECO, le gain intermédiaire et l'indemnité compensatoire additionnés dépassent toujours l'indemnité de chômage, et l'activité salariée crée de nouvelles périodes de cotisation.
Base légale : art. 24 LACI, art. 41a OACI, SECO, travail.swiss, « Prestations »
Faites baisser vos primes maladie
- Votre droit
- Une réduction de vos primes maladie
- Comment l'obtenir
- Renseignez-vous auprès du service cantonal et déposez une demande si votre canton l'exige.
- Où s'adresser
- Le service des subsides de votre canton. Chaque canton a son propre service. Le lien mène à la liste officielle des services cantonaux.
Avec un revenu plus bas, vous pouvez avoir droit à une baisse de vos primes maladie (le « subside »). Chaque canton fixe ses règles. Selon le canton, le subside est versé d'office ou seulement sur demande. Renseignez-vous sans attendre auprès du service de votre canton.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les cantons accordent une réduction de primes aux assurés de condition économique modeste (art. 65 al. 1 LAMal). Chaque canton fixe les conditions et la procédure, y compris le pourcentage maximal que les primes peuvent représenter par rapport au revenu disponible (art. 65 al. 1ter LAMal). Une baisse de revenu due au chômage peut ouvrir ce droit.
Base légale : art. 65 LAMal
Malade pendant le chômage : vous gardez des droits
- Votre droit
- Vos indemnités pendant 30 jours de maladie de suite, 44 jours au plus par délai-cadre
- Délai
- Dans la semaine
- Comment l'obtenir
- Annoncez votre incapacité à l'office régional de placement (ORP) dans la semaine, et envoyez un certificat médical dès le 4e jour.
- Où s'adresser
- L'ORP (office régional de placement). Celui de votre commune de domicile. Vous pouvez aussi vous inscrire en ligne sur travail.swiss.
Si vous tombez malade pendant le chômage, vous gardez vos indemnités pendant 30 jours de suite. Le total est limité à 44 jours pendant votre délai-cadre. Annoncez la maladie à l'ORP dans la semaine et notez-la sur le formulaire mensuel. Sinon, les jours d'avant l'annonce peuvent être perdus. Envoyez un certificat médical dès le 4e jour. Votre ancien employeur avait une assurance perte de gain ? Annoncez-vous à cet assureur dans les 30 jours après la fin du contrat.
À préparer :
- Un certificat médical dès le 4e jour d'incapacité
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'assuré passagèrement incapable de travailler en raison d'une maladie, d'un accident ou d'une grossesse garde la pleine indemnité jusqu'au 30e jour suivant le début de l'incapacité, et au plus 44 indemnités durant le délai-cadre (art. 28 al. 1 LACI). L'incapacité doit être annoncée à l'ORP dans un délai d'une semaine ; l'assuré qui l'annonce plus tard sans excuse valable, et qui ne l'a pas non plus indiquée sur le formulaire « Indications de la personne assurée », perd l'indemnité pour les jours précédant l'annonce (art. 42 OACI). Selon le SECO, un certificat médical est exigé dès le 4e jour. Au-delà, une assurance perte de gain peut prendre le relais ; l'assuré couvert par l'assurance collective de son ancien employeur doit s'annoncer à cet assureur dans les 30 jours suivant la fin du contrat pour passer dans l'assurance individuelle.
Base légale : art. 28 LACI, art. 42 OACI, SECO, Info-Service « Être au chômage », édition 2026, question 13 et annexe A
Au chômage, vous êtes assuré·e contre les accidents
- Votre droit
- Une assurance-accidents automatique (Suva)
- Comment l'obtenir
- Rien à faire pour être couvert·e ; en cas d'accident, prévenez tout de suite votre caisse de chômage.
- Où s'adresser
- Votre caisse de chômage. Vous choisissez votre caisse : celle du canton, ou celle d'un syndicat ou d'une association patronale. Vous ne pourrez plus en changer pendant votre délai-cadre, sauf si vous quittez la région ou le domaine que couvre cette caisse.
Pendant le chômage, vous êtes assuré·e contre les accidents auprès de la Suva, sans rien faire. Cela vaut aussi pendant les jours d'attente ou de suspension. En cas d'accident, prévenez tout de suite votre caisse de chômage. Vous pouvez demander à votre caisse maladie de retirer la couverture accidents : vos primes baissent. À la fin du chômage, prévenez-la dans les 31 jours : la couverture accidents reprend, avec la prime.
À préparer :
- Le formulaire « Annonce d'accident pendant le chômage »
Formulaire : Annonce d'accident pendant le chômage (formulaire 10538 f), sur travail.swiss
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les personnes au chômage qui remplissent les conditions de l'art. 8 LACI sont assurées obligatoirement contre les accidents (art. 1a al. 1 let. b LAA), auprès de la Suva, y compris pendant les jours d'attente et de suspension. L'accident doit être annoncé immédiatement à la caisse de chômage. Selon le SECO, l'assurance-chômage verse l'indemnité pendant 3 jours, jour de l'accident compris, puis la Suva prend le relais. L'assuré peut faire suspendre la couverture accidents de son assurance-maladie pendant cette période. À la fin du droit, la couverture dure encore 31 jours et peut être prolongée de 6 mois au plus par une assurance par convention (art. 3 al. 2 et 3 LAA). Dès que la couverture LAA cesse, l'assurance-maladie couvre à nouveau les accidents ; l'assuré doit l'en informer, faute de quoi l'assureur peut réclamer la part de prime arriérée (art. 8 al. 2 et 10 LAMal).
Base légale : art. 1a al. 1 let. b et 3 LAA, art. 8 et 10 LAMal, SECO, Info-Service « Être au chômage », édition 2026, annexe B
Votre caisse de pension : de l'argent à ne pas oublier
- Votre droit
- L'argent de votre caisse de pension, placé à votre nom
- Comment l'obtenir
- Indiquez à votre ancienne caisse de pension le compte de libre passage où verser votre avoir.
- Où s'adresser
- Votre ancienne caisse de pension
Quand vous quittez un emploi, l'argent de votre caisse de pension doit aller sur un « compte de libre passage ». Indiquez ce compte à votre ancienne caisse. Sinon, elle verse l'argent à l'« institution supplétive », une fondation nationale, entre 6 mois et 2 ans après votre départ. Pendant le chômage, votre épargne retraite n'augmente pas. Seuls le décès et l'invalidité restent assurés, si votre indemnité dépasse 87,10 francs par jour (2026). En cas de désaccord avec une caisse de pension, il n'y a pas d'opposition : il faut s'adresser au tribunal cantonal.
À préparer :
- Le décompte de sortie de votre caisse de pension
- Les coordonnées du compte de libre passage choisi
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'assuré qui n'entre pas dans une nouvelle institution de prévoyance indique à son institution sous quelle forme admise il maintient sa prévoyance. À défaut, la prestation de sortie est versée à l'institution supplétive au plus tôt six mois et au plus tard deux ans après le cas de libre passage (art. 4 al. 1 et 2 LFLP). Pendant le chômage, seuls les risques de décès et d'invalidité sont assurés, auprès de l'institution supplétive, si l'indemnité journalière dépasse 87,10 francs en 2026 (art. 2 al. 3 LPP ; art. 1, 3 et 4 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle obligatoire des chômeurs) ; l'épargne vieillesse n'est pas alimentée. Cette couverture commence à l'échéance du délai d'attente (art. 2 al. 1 de l'ordonnance) et ne s'applique pas à l'assuré qui maintient son assurance selon l'art. 47 al. 1 ou 47a LPP dans la même mesure au moins (art. 1 al. 2 de l'ordonnance). Une institution de prévoyance ne rend pas de décision sujette à opposition : un litige se règle par une action devant le tribunal cantonal désigné (art. 73 LPP).
Base légale : art. 4 LFLP, art. 2 al. 3 et 73 LPP, art. 1 à 4 OPP chômeurs (RS 837.174), SECO, Info-Service « Prévoyance professionnelle des personnes au chômage »
Licencié·e à 58 ans ou plus : vous pouvez rester dans votre caisse de pension
- Votre droit
- Rester assuré·e dans votre caisse de pension jusqu'à la retraite
- Comment l'obtenir
- Demandez par écrit à votre caisse de pension de maintenir votre assurance, dès la réception du congé.
- Où s'adresser
- Votre caisse de pension
Votre employeur vous a licencié·e et votre contrat se termine après vos 58 ans ? Vous pouvez rester dans votre caisse de pension. Vous gardez les mêmes droits que les autres assurés, par exemple pour le taux de conversion. Vous payez vous-même les cotisations pour le décès, l'invalidité et les frais. Vous pouvez aussi continuer à épargner pour la retraite. Si vous ne payez pas les cotisations, la caisse peut mettre fin au maintien. Certaines caisses l'offrent dès 55 ans : lisez votre règlement. Après 2 ans de maintien, vous toucherez en principe une rente, pas un capital.
À préparer :
- La lettre de licenciement
- Votre dernier certificat de prévoyance
Demande de maintien de l'assurance (art. 47a LPP)
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS ou numéro d'assuré·e] Recommandé [Nom et adresse de la caisse de pension] [Lieu], le [date] Maintien de mon assurance après un licenciement (art. 47a LPP) Madame, Monsieur, Mon employeur, [nom de l'employeur], a résilié mon contrat de travail pour le [date de fin du contrat]. J'aurai alors [âge] ans. Je vous demande de maintenir mon assurance auprès de votre institution, dans la même mesure que précédemment, conformément à l'art. 47a LPP. Je souhaite [continuer / ne pas continuer] à cotiser pour ma prévoyance vieillesse. Merci de m'indiquer le montant des cotisations et les délais de paiement. Annexe : copie de la lettre de licenciement Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'assuré qui, après avoir atteint 58 ans, cesse d'être assujetti à l'assurance obligatoire parce que l'employeur a résilié les rapports de travail peut exiger que son assurance soit maintenue dans la même mesure auprès de la même institution (art. 47a al. 1 LPP). Il verse les cotisations de risque et les frais d'administration, et peut continuer à cotiser pour la vieillesse (al. 2 et 3). Il a les mêmes droits que les assurés actifs du même collectif, notamment pour l'intérêt et le taux de conversion (al. 5). Si le maintien dure plus de deux ans, les prestations sont versées sous forme de rente, sauf règlement ne prévoyant que le capital, et le retrait pour le logement n'est plus possible (al. 6). Le règlement peut ouvrir ce maintien dès 55 ans (al. 7). L'assurance prend fin à l'âge de référence réglementaire, au décès ou à l'invalidité, ou lors de l'entrée dans une nouvelle institution si plus des deux tiers de la prestation de sortie sont nécessaires au rachat ; l'assuré peut la résilier en tout temps, l'institution en cas de non-paiement des cotisations (al. 4).
Base légale : art. 47a LPP
Fin de droit après 60 ans : les prestations transitoires
- Votre droit
- Une aide mensuelle jusqu'à la retraite, si vos revenus ne suffisent pas
- Comment l'obtenir
- Déposez la demande au plus tard le mois de votre fin de droit : les mois d'avant la demande ne sont pas payés.
- Où s'adresser
- Le service des prestations transitoires de votre canton. C'est en général la caisse cantonale de compensation AVS de votre domicile. Exceptions : à Vaud, le Centre régional de décision de Lausanne. À Zurich, l'agence PC de votre commune. À Genève, le Service des prestations complémentaires. À Bâle-Ville, l'Amt für Sozialbeiträge.
Votre droit au chômage se termine le mois de vos 60 ans ou plus tard ? Vous pouvez recevoir des « prestations transitoires » jusqu'à la retraite. Il faut avoir été assuré·e à l'AVS au moins 20 ans, dont 5 ans après 50 ans. Pendant ces années, il faut avoir gagné au moins 22 680 francs par an (montant 2026). Les années d'éducation d'enfants ou d'aide à un proche peuvent compter. Votre fortune doit être inférieure à 50 000 francs, ou 100 000 francs pour un couple, sans compter votre logement. Votre 2e pilier ne compte qu'au-delà de 537 420 francs. Le montant dépend de vos dépenses et revenus : au plus 46 508 francs par an pour une personne seule en 2026. Demandez-les au plus tard le mois de votre fin de droit : les mois d'avant la demande ne sont pas payés. Ce n'est pas la « rente-pont » de certaines caisses de pension.
À préparer :
- Le formulaire officiel de demande (auprès du service cantonal)
- Les justificatifs de vos revenus, de votre fortune et de votre loyer
Formulaire : Demande de prestations transitoires pour les chômeurs âgés (formulaire 318.688)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Ont droit aux prestations transitoires les personnes domiciliées en Suisse (ou, selon le mémento 5.03, dans un État de l'UE ou de l'AELE) arrivées en fin de droit dans l'assurance-chômage au plus tôt le mois de leurs 60 ans (art. 3 et 5 al. 1 let. a LPtra). Elles doivent avoir été assurées à l'AVS pendant au moins 20 ans, dont cinq après 50 ans, avec un revenu d'activité lucrative d'au moins 75 % de la rente de vieillesse maximale, soit 22 680 francs par an en 2026 ; les bonifications pour tâches éducatives ou d'assistance comptent (art. 5 al. 1 let. b LPtra). La fortune nette doit être inférieure à 50 000 francs pour une personne seule et 100 000 francs pour un couple, sans compter l'immeuble habité par le propriétaire (art. 5 al. 1 let. c LPtra) ; les avoirs de prévoyance professionnelle n'y sont comptés que pour la part qui dépasse 26 fois le montant des besoins vitaux, soit 537 420 francs en 2026 (art. 5 al. 2 let. c LPtra ; art. 4 OPtra). Une rente AI ou une rente AVS anticipée exclut le droit (art. 5 al. 3 LPtra). La prestation couvre l'excédent des dépenses reconnues sur les revenus déterminants, au plus 46 508 francs par an pour une personne seule et 69 761 francs en 2026 pour un couple ou pour une personne vivant avec des enfants mineurs ou de moins de 25 ans en formation, frais de maladie compris (art. 7 al. 2 LPtra). Le droit naît le premier jour du mois où la demande est déposée, si toutes les conditions sont remplies (art. 14 al. 1 LPtra). Il cesse à l'âge de référence, ou dès l'âge de la retraite anticipée s'il est prévisible que la personne aura droit à des prestations complémentaires (art. 3 al. 1 et 14 al. 3 LPtra). Ces prestations ne doivent pas être confondues avec la rente-pont versée par certaines caisses de pension.
Base légale : art. 3, 5, 7 et 14 LPtra, art. 2 et 4 OPtra, Centre d'information AVS/AI, mémento 5.03 (état 2025) ; mémentos 3.01 et 5.02 (état 2026)
Licenciement contestable : écrivez avant la fin du délai de congé
- Votre droit
- Une indemnité jusqu'à 6 mois de salaire si le licenciement est abusif
- Délai
- Avant la fin du délai de congé
- Comment l'obtenir
- Écrivez une opposition à l'employeur avant la fin du délai de congé. Puis agissez en justice dans les 180 jours après la fin du contrat.
- Où s'adresser
- Un syndicat. Vous pouvez aussi choisir la caisse de chômage d'un syndicat. Certaines sont ouvertes à tous, d'autres sont réservées à une région ou à une profession.
Un licenciement peut être abusif, par exemple s'il vous punit d'avoir réclamé votre dû de bonne foi. Vous pouvez alors obtenir une indemnité, jusqu'à 6 mois de salaire. Il faut deux étapes. D'abord, une opposition écrite à l'employeur avant la fin du délai de congé. Ensuite, une action au tribunal dans les 180 jours après la fin du contrat, sinon le droit est perdu. Le licenciement reste valable : vous obtenez de l'argent, pas votre poste. Vous pouvez exiger les motifs du congé par écrit.
À préparer :
- La lettre de licenciement
- Votre contrat de travail
- Les preuves des faits (courriels, témoins, certificats)
Opposition au congé (art. 336b CO)
[Prénom Nom] [Adresse] Recommandé [Nom et adresse de l'employeur] [Lieu], le [date] Opposition à mon licenciement Madame, Monsieur, J'ai reçu le [date de réception] votre lettre de licenciement du [date de la lettre], pour le [date de fin du contrat]. Je fais opposition à ce congé, que je considère comme abusif. Je vous demande également de m'indiquer par écrit le motif de ce congé. [Facultatif : expliquez en quelques phrases pourquoi le congé vous paraît abusif.] Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Version juridique
Le congé est notamment abusif s'il est donné pour une raison inhérente à la personnalité sans lien avec le rapport de travail, en raison de l'exercice d'un droit constitutionnel, ou parce que le travailleur fait valoir de bonne foi des prétentions résultant du contrat (art. 336 CO). La partie qui entend demander une indemnité doit faire opposition au congé par écrit au plus tard jusqu'à la fin du délai de congé (art. 336b al. 1 CO), puis agir en justice dans les 180 jours à compter de la fin du contrat, sous peine de péremption (art. 336b al. 2 CO). L'indemnité, fixée par le juge, ne peut dépasser six mois de salaire, ou deux mois si la procédure de consultation prévue pour les licenciements collectifs n'a pas été respectée (art. 336a al. 2 et 3 CO) ; le congé abusif reste valable. Le travailleur peut exiger que le congé soit motivé par écrit (art. 335 al. 2 CO).
Base légale : art. 335 al. 2 CO, art. 336, 336a et 336b CO
Employeur en faillite : vos salaires impayés couverts jusqu'à 4 mois
- Votre droit
- Vos 4 derniers mois de salaire impayé, jusqu'à 12 350 francs par mois (2026)
- Délai
- Dans les 60 jours
- Comment l'obtenir
- Déposez le formulaire de demande à la caisse de chômage publique dans les 60 jours après la publication de la faillite.
- Où s'adresser
- La caisse de chômage publique de votre canton. Seule la caisse publique traite cette demande. En cas de faillite, c'est celle du canton de l'office des faillites.
Si votre employeur fait faillite, l'assurance-chômage paie vos salaires impayés. Elle couvre au plus les 4 derniers mois, jusqu'à 12 350 francs par mois en 2026. Seul le travail vraiment effectué compte. Attention au délai : 60 jours après la publication de la faillite dans la Feuille officielle suisse du commerce. Après, le droit est perdu. Chaque employé doit faire sa propre demande, à la caisse de chômage publique.
À préparer :
- Le formulaire « Demande d'indemnité en cas d'insolvabilité » (n° 10023)
- Votre contrat de travail et vos dernières fiches de salaire
- La liste des mois et des montants de salaire impayés
- Votre numéro AVS et, si vous êtes étranger·ère, votre titre de séjour
Formulaire : Demande d'indemnité en cas d'insolvabilité (formulaire 10023 f), sur travail.swiss
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Le travailleur a droit à l'indemnité lorsqu'une procédure de faillite est engagée contre son employeur, lorsqu'elle ne l'est pas faute d'avance de frais en raison de l'endettement notoire de l'employeur, ou lorsqu'il a présenté une demande de saisie pour créance de salaire (art. 51 al. 1 LACI) ; il en va de même en cas de sursis concordataire ou d'ajournement de faillite (art. 58 LACI). L'indemnité couvre les créances de salaire des quatre derniers mois au plus d'un même rapport de travail, jusqu'au montant maximal du gain mensuel assuré dans l'assurance-accidents obligatoire, soit 12 350 francs en 2026 (art. 52 al. 1 et 3 al. 2 LACI ; art. 22 al. 1 OLAA) ; selon le SECO, en général pour le seul travail effectivement fourni. La demande est présentée à la caisse publique compétente dans les 60 jours dès la publication de la faillite dans la Feuille officielle suisse du commerce, ou dès l'exécution de la saisie ; passé ce délai, le droit s'éteint (art. 53 LACI). Si la faillite n'est pas ouverte faute d'avance de frais, le délai de 60 jours court dès que le travailleur apprend que le délai pour faire l'avance a expiré sans être utilisé (art. 77 al. 5 OACI). Sont exclues les personnes qui peuvent influencer considérablement les décisions de l'employeur, et leur conjoint occupé dans l'entreprise (art. 51 al. 2 LACI). Le travailleur doit prendre toutes les mesures propres à sauvegarder son droit dans la procédure de faillite ou de saisie (art. 55 LACI).
Base légale : art. 3 al. 2 et 51 à 58 LACI, art. 74 et 77 OACI, art. 22 al. 1 OLAA, SECO, travail.swiss, « Indemnité en cas d'insolvabilité »
Horaire réduit : 80 % du salaire des heures perdues
- Votre droit
- 80 % du salaire perdu pour les heures non travaillées
- Comment l'obtenir
- Vous n'avez rien à demander vous-même : c'est l'employeur qui annonce la réduction et qui fait la demande.
- Où s'adresser
- Votre employeur
Votre employeur peut réduire vos heures quand le travail manque pour des raisons économiques. Pour les heures perdues, vous touchez 80 % de votre salaire. C'est l'employeur qui fait les démarches et qui vous verse cet argent le jour de paie habituel. Vos cotisations sociales restent calculées comme pour un horaire normal. Vous pouvez refuser l'horaire réduit : l'employeur doit alors vous payer selon le contrat. Les contrats à durée limitée, les apprentis et les temporaires n'y ont pas droit.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les travailleurs dont l'horaire est réduit ont droit à l'indemnité si la perte de travail est due à des facteurs économiques, inévitable, d'au moins 10 % des heures de l'entreprise, vraisemblablement temporaire, et si le congé ne leur a pas été donné (art. 31 et 32 LACI). L'employeur annonce la réduction à l'autorité cantonale au moins dix jours à l'avance et fait valoir les prétentions auprès de la caisse (art. 36 et 38 LACI). L'indemnité s'élève à 80 % de la perte de gain (art. 34 LACI) ; l'employeur l'avance au jour de paie habituel et continue à payer les cotisations sociales comme si l'horaire était normal (art. 37 LACI). Le travailleur qui refuse la réduction doit être rémunéré selon le contrat (art. 33 al. 1 let. d LACI). Les contrats de durée déterminée, les apprentis et le travail temporaire sont exclus (art. 33 al. 1 let. e LACI).
Base légale : art. 31 à 38 LACI, SECO, travail.swiss, « Indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail »
Frontalier·ère : le chômage de votre pays, avec le formulaire U1
- Votre droit
- Le chômage de votre pays de résidence, en tenant compte de votre travail en Suisse
- Comment l'obtenir
- Inscrivez-vous au service de l'emploi de votre pays de résidence et demandez le formulaire PD U1 à une caisse de chômage suisse.
- Où s'adresser
- Votre caisse de chômage. Vous choisissez votre caisse : celle du canton, ou celle d'un syndicat ou d'une association patronale. Vous ne pourrez plus en changer pendant votre délai-cadre, sauf si vous quittez la région ou le domaine que couvre cette caisse.
Vous habitez à l'étranger et travailliez en Suisse ? C'est en principe votre pays de résidence qui vous indemnise. Ses règles fixent le montant et la durée. Inscrivez-vous vite au service de l'emploi de votre pays. Pour que votre travail en Suisse compte, demandez le formulaire « PD U1 ». Envoyez la demande à une caisse de chômage du canton où votre dernier employeur a son siège.
À préparer :
- Le formulaire « Demande d'établissement d'un PD U1 »
Formulaire : Demande d'établissement d'un PD U1 (formulaire 716.053 f), sur travail.swiss
Version juridique
Pour les travailleurs frontaliers au chômage, l'État de résidence est actuellement compétent pour verser les prestations et contrôler les recherches d'emploi ; la durée et le montant dépendent de son droit national (règlement (CE) n° 883/2004, applicable en vertu de l'annexe II de l'accord sur la libre circulation des personnes). Les périodes d'assurance accomplies en Suisse sont attestées par le document portable U1, délivré par une caisse de chômage suisse sur demande. La personne qui n'a pas résidé en Suisse adresse sa demande à l'une des caisses du siège de son dernier employeur.
Base légale : Règlement (CE) n° 883/2004 (annexe II ALCP), SECO, travail.swiss, « Règlement n° 883/2004 (UE) » et « Prestations »
Pas assez pour vivre : l'aide sociale
- Votre droit
- Une aide pour couvrir vos besoins de base
- Comment l'obtenir
- Adressez-vous au service social de votre commune de domicile.
- Où s'adresser
- Le service social de votre commune. Demandez « le service social » à votre commune de domicile.
Si vous n'avez pas assez pour vivre, vous avez droit à une aide. La Constitution fédérale le garantit : ce n'est pas une faveur. L'aide sociale dépend de votre canton de domicile. Adressez-vous au service social de votre commune.
Version juridique
Quiconque est dans une situation de détresse et n'est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d'être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine (art. 12 Cst.). Les personnes dans le besoin sont assistées par leur canton de domicile (art. 115 Cst.) ; l'aide sociale est réglée par le droit cantonal.
Base légale : art. 12 et 115 Cst.
Vous avez le droit de contester une décision
- Votre droit
- Contester une suspension ou une autre décision
- Délai
- Dans les 30 jours
- Comment l'obtenir
- Envoyez une opposition écrite et signée dans les 30 jours dès la réception de la décision.
- Où s'adresser
- L'adresse indiquée dans la décision, à la rubrique « voies de droit »
Une décision vous paraît fausse ? Vous pouvez la contester par une lettre, dans les 30 jours après l'avoir reçue. Cette « opposition » est gratuite. Elle doit être écrite, signée, et dire ce que vous demandez et pourquoi. Une lettre recommandée que vous n'allez pas chercher compte comme reçue 7 jours après l'avis de passage. Vous n'êtes pas d'accord avec un décompte mensuel ? Demandez d'abord une décision écrite à la caisse, dans les 90 jours. Attention : avec une caisse de pension, il n'y a pas d'opposition, il faut s'adresser au tribunal cantonal.
À préparer :
- La décision contestée (copie)
- Les pièces qui montrent que la décision est fausse
Lettre d'opposition
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS ou référence du dossier] Recommandé [Nom et adresse indiqués dans la décision, rubrique « voies de droit »] [Lieu], le [date] Opposition à la décision du [date de la décision] Madame, Monsieur, Je forme opposition à votre décision du [date de la décision], que j'ai reçue le [date de réception]. Je demande que [ce que vous demandez, par exemple : les indemnités me soient versées dès le …]. Motifs : [expliquez en quelques phrases pourquoi la décision est fausse, avec les faits et les documents qui le montrent]. Je vous demande également une copie complète de mon dossier. Annexes : copie de la décision, [autres pièces] Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Si vous tardez : Délai manqué sans faute de votre part ? Demandez sa restitution dans les 30 jours après la fin de l'empêchement, en joignant votre opposition. (art. 41 LPGA)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les décisions de la caisse de chômage, de l'ORP ou de l'autorité cantonale peuvent être attaquées par opposition dans les 30 jours (art. 52 al. 1 LPGA). En matière d'assurance-chômage, l'opposition doit être écrite, contenir des conclusions, être motivée et signée (art. 10 OPGA). La procédure d'opposition est gratuite (art. 52 al. 3 LPGA). La décision sur opposition peut faire l'objet d'un recours au tribunal cantonal des assurances dans les 30 jours (art. 56 et 60 LPGA). Les délais ne courent pas du 7e jour avant au 7e jour après Pâques, du 15 juillet au 15 août et du 18 décembre au 2 janvier (art. 38 al. 4 LPGA). Un envoi recommandé non retiré est réputé reçu sept jours après la première tentative de distribution (art. 38 al. 2bis LPGA). Le décompte mensuel n'est pas une décision : l'assuré peut exiger qu'une décision soit rendue (art. 51 al. 2 LPGA), selon le SECO dans les 90 jours dès la réception du décompte. Les litiges avec une institution de prévoyance ne passent pas par l'opposition, mais par une action devant le tribunal cantonal désigné (art. 73 LPP).
Base légale : art. 38, 51 al. 2, 52, 56 et 60 LPGA, art. 10 OPGA, art. 73 LPP, SECO, FAQ sur l'indemnité de chômage
Ces informations expliquent vos droits de façon générale, en termes simples. Ce n'est pas un conseil pour votre cas précis. Pour faire valoir un droit, contactez votre caisse de chômage, l'ORP ou une aide gratuite (voir « À qui vous adresser »). Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).