Naissance : vos droits
Naissance en Suisse : congé maternité, congé de l'autre parent, allocations familiales
Allocation de maternité, congé de l'autre parent, adoption, protection contre le licenciement, allocations familiales, assurance maladie du bébé : vos droits en Suisse et les délais.
Voir ceux qui vous concernent en quelques questions
L'allocation de maternité : 14 semaines payées
- Votre droit
- 80 % de votre revenu pendant 98 jours dès l'accouchement, au plus 220 CHF par jour en 2026
- Comment l'obtenir
- Salariée : remettez le formulaire 318.750 à votre employeur. Indépendante, au chômage ou en arrêt de travail : envoyez-le à votre caisse de compensation.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Salarié·e : c'est la caisse de votre employeur. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations AVS. La liste des caisses est sur ahv-iv.ch.
Vous touchez 80 % de votre revenu moyen, pendant 98 jours dès l'accouchement. Le maximum est de 220 CHF par jour en 2026. Le droit existe aussi si l'enfant est mort-né après au moins 23 semaines de grossesse. Il faut avoir été assurée à l'AVS pendant les 9 mois avant l'accouchement. Il faut aussi avoir travaillé au moins 5 mois pendant cette période. Le travail dans un pays de l'UE ou de l'AELE, ou au Royaume-Uni, compte aussi. Si le bébé naît avant terme, ces 9 mois sont réduits. Des cotisations AVS sont prélevées sur l'allocation : elle compte pour votre future rente.
À préparer :
- Formulaire 318.750 « Demande d'allocation de maternité » (ahv-iv.ch)
- Partie du formulaire remplie par l'employeur : salaire, durée d'emploi, salaire versé pendant le congé
- Au chômage ou en arrêt de travail : les décomptes d'indemnités reçues jusqu'à l'accouchement
- Vos coordonnées bancaires ou postales
Formulaire : Demande d'allocation de maternité (formulaire 318.750)
Pour estimer : Calcul de l'allocation de maternité, Centre d'information AVS/AI
Si vous tardez : Allocation pas encore demandée ? Vous pouvez la réclamer jusqu'à 5 ans après la fin du droit à l'allocation. (art. 20 al. 1 let. b LAPG)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'allocation est due à la mère assurée obligatoirement à l'AVS durant les neuf mois précédant l'accouchement, qui a exercé une activité lucrative pendant au moins cinq mois dans cette période et qui est salariée ou indépendante à la date de l'accouchement ; des règles particulières visent les mères au chômage ou en incapacité de travail. Elle s'élève à 80 % du revenu moyen, au plus 220 CHF par jour, pendant 98 jours dès l'accouchement d'un enfant viable ; le droit naît aussi lorsque la grossesse a duré au moins 23 semaines. La durée d'assurance est réduite en cas de naissance avant terme ; les périodes accomplies dans l'UE, l'AELE ou au Royaume-Uni sont prises en compte. L'allocation est soumise aux cotisations AVS/AI/APG.
Base légale : art. 16b à 16f LAPG, art. 19a LAPG, art. 23 et 26 à 30 OAPG (périodes UE/AELE : art. 26 et 28), art. 34 et 34a OAPG, mémento AVS/AI 6.02 (Royaume-Uni : ch. 2)
Retravailler trop tôt fait perdre la fin de l'allocation
- Votre droit
- Garder l'allocation jusqu'au 98e jour
- Comment l'obtenir
- Avant de reprendre une activité, même quelques heures, vérifiez la date de fin de votre droit.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Salarié·e : c'est la caisse de votre employeur. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations AVS. La liste des caisses est sur ahv-iv.ch.
L'allocation s'arrête le jour où vous reprenez une activité payée, quel que soit le taux. Quelques heures suffisent. Les jours restants sont alors perdus. C'est un piège fréquent pour les indépendantes. Seule exception : siéger dans un parlement sans remplaçant prévu.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Le droit s'éteint de manière anticipée le jour où la mère reprend une activité lucrative, quel que soit son taux d'occupation. Seule exception : la participation, en tant que députée, à des séances parlementaires pour lesquelles aucune suppléance n'est prévue.
Base légale : art. 16d al. 3 LAPG, art. 25 OAPG
Bébé hospitalisé : l'allocation peut être prolongée
- Votre droit
- Jusqu'à 56 jours d'allocation en plus
- Comment l'obtenir
- Indiquez la durée de l'hospitalisation sur la demande, avec un certificat médical et la preuve que vous alliez reprendre le travail.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Salarié·e : c'est la caisse de votre employeur. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations AVS. La liste des caisses est sur ahv-iv.ch.
Le bébé reste à l'hôpital au moins 2 semaines de suite, juste après la naissance ? L'allocation est alors prolongée d'autant, au plus de 56 jours. Condition : à l'accouchement, vous aviez prévu de reprendre le travail après le congé. Au chômage, d'autres conditions s'appliquent : demandez à votre caisse. Si vous êtes employée, votre congé est prolongé de la même durée.
À préparer :
- Certificat médical indiquant les dates de l'hospitalisation
- Une preuve que vous alliez reprendre le travail (contrat de travail, attestation de l'employeur)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Si le nouveau-né est hospitalisé de façon ininterrompue durant deux semaines au moins immédiatement après la naissance, le versement est prolongé d'une durée équivalente à l'hospitalisation, mais de 56 jours au plus. La mère doit prouver qu'au moment de l'accouchement elle prévoyait de reprendre une activité lucrative à la fin du congé. Une règle particulière vise les mères au chômage. Le congé de maternité de la travailleuse est prolongé d'autant.
Base légale : art. 16c al. 3 LAPG, art. 24 et 29 al. 1bis OAPG, art. 329f al. 2 CO
Pendant la grossesse et 16 semaines après : pas de licenciement
- Votre droit
- Après le temps d'essai, un licenciement donné pendant la grossesse ou les 16 semaines après l'accouchement est nul
- Comment l'obtenir
- Si vous recevez un licenciement, répondez par écrit qu'il est nul et faites-vous conseiller rapidement.
- Où s'adresser
- Un syndicat ou une permanence juridique
Après le temps d'essai, votre employeur ne peut pas vous licencier pendant la grossesse. Il ne peut pas non plus le faire pendant les 16 semaines après l'accouchement. Un licenciement donné pendant cette période est nul. S'il a été donné avant, le délai de congé est suspendu. Pendant le temps d'essai, cette protection ne s'applique pas. Votre congé de maternité dure au moins 14 semaines et ne réduit pas vos vacances.
Version juridique
Après le temps d'essai, l'employeur ne peut pas résilier le contrat pendant la grossesse et au cours des seize semaines qui suivent l'accouchement, ni avant la fin d'un congé prolongé pour hospitalisation du nouveau-né. Le congé donné pendant ces périodes est nul ; donné avant, son délai est suspendu. La travailleuse a droit à un congé de maternité d'au moins 14 semaines, qui ne réduit pas ses vacances.
Base légale : art. 336c al. 1 let. c et cbis, al. 2 CO, art. 329f CO, art. 329b al. 3 CO
Arrêt de travail pendant la grossesse : votre salaire reste dû
- Votre droit
- Votre salaire pendant un arrêt de travail lié à la grossesse, pour un temps limité
- Comment l'obtenir
- Remettez un certificat médical à votre employeur et vérifiez votre contrat (assurance d'indemnités journalières).
- Où s'adresser
- Votre employeur. Adressez-vous au service du personnel, ou directement à votre responsable.
Si vous ne pouvez pas travailler à cause de la grossesse, l'employeur vous doit le salaire comme en cas de maladie. Il faut que votre contrat ait duré plus de 3 mois, ou ait été conclu pour plus de 3 mois. La durée est limitée : 3 semaines la première année de service, plus ensuite. Votre contrat, une convention collective ou une assurance d'indemnités journalières peut prévoir mieux.
À préparer :
- Certificat médical d'arrêt de travail
Version juridique
En cas de grossesse, l'employeur verse le salaire dans la même mesure qu'en cas de maladie, pour autant que les rapports de travail aient duré plus de trois mois ou aient été conclus pour plus de trois mois : trois semaines durant la première année de service, puis une période plus longue fixée équitablement, sauf régime au moins équivalent prévu par accord écrit, contrat-type de travail ou convention collective (en pratique souvent une assurance d'indemnités journalières).
Base légale : art. 324a al. 1 à 4 CO
Enceinte au travail : horaires et tâches adaptés
- Votre droit
- Un travail sans danger, ou 80 % du salaire si aucun poste adapté n'est possible
- Comment l'obtenir
- Parlez-en à votre employeur. En cas de refus, contactez l'inspection cantonale du travail.
- Où s'adresser
- L'inspection cantonale du travail
Votre employeur doit adapter votre travail pour protéger votre santé et celle du bébé. Vous pouvez ne pas venir au travail, ou partir, en le prévenant simplement. Mais sans certificat médical, votre salaire n'est pas forcément payé. Pas plus de 9 heures de travail par jour. Pas de travail entre 20 h et 6 h pendant les 8 semaines avant l'accouchement. Un travail dangereux ou de nuit doit cesser ? Sans poste équivalent, vous touchez 80 % du salaire. Ces règles valent dans la plupart des emplois, mais pas partout : par exemple pas pour le personnel de maison ni dans l'agriculture.
Version juridique
L'employeur doit occuper les femmes enceintes de telle sorte que leur santé et celle de l'enfant ne soient pas compromises. Sur simple avis, elles peuvent se dispenser d'aller au travail ou le quitter ; le salaire n'est toutefois dû en principe que si l'empêchement est justifié, par exemple par un certificat médical (art. 324a CO). La journée de travail ne dépasse pas neuf heures ; le travail entre 20 h et 6 h est interdit durant les huit semaines précédant l'accouchement. Si un travail pénible, dangereux ou de nuit doit cesser et qu'aucun travail équivalent ne peut être proposé, la travailleuse a droit à 80 % de son salaire. Ces règles relèvent de la loi sur le travail, qui ne s'applique pas à tous les employeurs (par exemple les ménages privés ou les entreprises agricoles).
Base légale : art. 35, 35a et 35b LTr, art. 60 à 65 OLT 1, art. 2 al. 1 let. d et g, art. 3a et 41 LTr, art. 324a al. 1 et 3 CO ; SECO, FAQ protection de la maternité
Allaiter au travail : un temps payé
- Votre droit
- Du temps pour allaiter ou tirer votre lait, payé pendant la première année de l'enfant
- Comment l'obtenir
- Informez votre employeur et organisez ces pauses avec lui.
- Où s'adresser
- Votre employeur. Adressez-vous au service du personnel, ou directement à votre responsable.
Vous pouvez prendre le temps qu'il faut pour allaiter ou tirer votre lait. Pendant la première année du bébé, ce temps est payé comme du travail. Le minimum payé : 30 minutes pour une journée jusqu'à 4 heures. Puis 60 minutes au-delà de 4 heures, et 90 minutes au-delà de 7 heures. Vous pouvez aussi demander à ne pas faire les travaux pénibles.
Version juridique
Les mères qui allaitent disposent du temps nécessaire pour allaiter ou tirer leur lait. Durant la première année de l'enfant, ce temps est rémunéré comme temps de travail : au moins 30 minutes pour une journée jusqu'à 4 heures, 60 minutes au-delà de 4 heures et 90 minutes au-delà de 7 heures. Elles sont dispensées, à leur demande, des travaux pénibles.
Base légale : art. 35a al. 2 LTr, art. 60 al. 2 et 64 al. 1 OLT 1
Congé de l'autre parent : 2 semaines payées
- Votre droit
- 14 indemnités journalières à 80 % du revenu, au plus 220 CHF par jour en 2026
- Délai
- Dans les 6 mois
- Comment l'obtenir
- Prenez le congé dans les 6 mois après la naissance, puis remettez le formulaire 318.747 à votre employeur. Indépendant·e, au chômage ou en arrêt de travail : envoyez-le à votre caisse de compensation.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Salarié·e : c'est la caisse de votre employeur. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations AVS. La liste des caisses est sur ahv-iv.ch.
Le père, ou l'épouse de la mère, peut avoir droit à 2 semaines de congé payé. Cela fait 10 jours de travail à plein temps. Il faut avoir été assuré·e à l'AVS pendant les 9 mois avant la naissance, et avoir travaillé au moins 5 mois. À la naissance, il faut être salarié·e ou indépendant·e ; au chômage ou en arrêt de travail, des règles particulières s'appliquent. Vous pouvez les prendre d'un coup, en semaines ou en jours. Elles doivent être prises dans les 6 mois après la naissance : sinon, elles sont perdues. Pour 5 jours de congé, vous recevez 7 indemnités, car les week-ends comptent. L'argent est versé en une fois, à la fin. Si votre employeur vous licencie avant, le délai de congé est prolongé des jours non pris.
À préparer :
- Formulaire 318.747 « Demande d'allocation à l'autre parent » (ahv-iv.ch)
- Attestation de l'employeur : salaire et jours de congé pris
- Vos coordonnées bancaires ou postales
Formulaire : Demande d'allocation à l'autre parent (formulaire 318.747)
Si vous tardez : Congé pris, mais allocation pas demandée ? Vous pouvez la réclamer jusqu'à 5 ans après la fin du délai de 6 mois. (art. 20 al. 1 let. c LAPG)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
A droit à l'allocation l'autre parent légal de l'enfant à la naissance, ou qui le devient dans les six mois (selon l'art. 329g al. 1 CO et le mémento 6.04, l'épouse de la mère doit être l'autre parent légal dès la naissance), s'il a été assuré à l'AVS durant les neuf mois précédant la naissance, a exercé une activité lucrative pendant au moins cinq mois et est salarié ou indépendant à la naissance (règles particulières en cas de chômage ou d'incapacité de travail). Quatorze indemnités au plus, à 80 % du revenu, dans un délai-cadre de six mois ; le congé peut être pris en semaines ou en journées. L'allocation est versée en une fois à la fin du droit. Si l'employeur résilie le contrat avant que le congé soit pris, le délai de congé est prolongé des jours non pris.
Base légale : art. 16i à 16m LAPG, art. 29, 30, 34 et 35 al. 3 OAPG, art. 329g et 335c al. 3 CO, mémento AVS/AI 6.04
Congé d'adoption : 2 semaines payées
- Votre droit
- 14 indemnités journalières à 80 % du revenu, au plus 220 CHF par jour en 2026
- Délai
- Dans les 12 mois
- Comment l'obtenir
- Prenez le congé dans l'année qui suit l'accueil. Ensuite, envoyez la demande à la Caisse fédérale de compensation, par votre employeur si vous êtes salarié·e.
- Où s'adresser
- La Caisse fédérale de compensation. Salarié·e : passez par votre employeur. Indépendant·e : envoyez la demande directement.
Vous y avez droit si vous accueillez un enfant de moins de 4 ans pour l'adopter. Il faut avoir été assuré·e à l'AVS pendant les 9 mois avant l'accueil. Il faut aussi avoir travaillé au moins 5 mois pendant cette période. À la date de l'accueil, vous devez être salarié·e ou indépendant·e. Si vous adoptez à deux, chacun doit remplir ces conditions. Les deux parents peuvent se partager le congé, mais pas le même jour. Si vous accueillez plusieurs enfants en même temps, il n'y a qu'un seul congé. Pas de congé pour l'adoption de l'enfant de votre conjoint, de votre partenaire enregistré ou de votre compagne ou compagnon.
À préparer :
- Formulaire 318.754 « Demande d'allocation d'adoption » (ahv-iv.ch)
- Attestation d'accueil de l'enfant en vue de son adoption
- Attestation de l'employeur : salaire et jours de congé pris
- Indépendant·e : votre taxation fiscale
Formulaire : Demande d'allocation d'adoption (formulaire 318.754)
Si vous tardez : Congé pris, mais allocation pas demandée ? Vous pouvez la réclamer jusqu'à 5 ans après la fin du droit à l'allocation. (art. 20 al. 1 let. g LAPG)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Ont droit à l'allocation les personnes qui accueillent un enfant de moins de 4 ans en vue de son adoption, ont été assurées à l'AVS durant les neuf mois précédant l'accueil, y ont exercé une activité lucrative pendant au moins cinq mois et sont salariées ou indépendantes à la date de l'accueil. Quatorze indemnités au plus, à 80 % du revenu moyen, plafonnées à 220 CHF par jour en 2026, dans un délai-cadre d'un an ; en cas d'adoption conjointe, les deux parents doivent remplir ces conditions et il n'existe qu'un seul droit, que les parents peuvent se partager, mais pas simultanément. L'accueil simultané de plusieurs enfants n'ouvre qu'un seul droit. L'adoption de l'enfant du conjoint, du partenaire enregistré ou de la personne avec laquelle l'adoptant mène de fait une vie de couple n'ouvre pas le droit. La Caisse fédérale de compensation est compétente.
Base légale : art. 16t à 16x LAPG, art. 264c al. 1 CC, art. 35l à 35s OAPG, art. 329j CO, mémento AVS/AI 6.11
Décès d'un parent après la naissance : un congé plus long
- Votre droit
- 98 indemnités de plus pour l'autre parent si la mère décède ; 14 de plus pour la mère si l'autre parent décède
- Comment l'obtenir
- Demandez la prolongation avec le formulaire 318.739 à votre caisse de compensation.
- Où s'adresser
- La caisse de compensation AVS. Salarié·e : c'est la caisse de votre employeur. Sinon, c'est la caisse où vous payez vos cotisations AVS. La liste des caisses est sur ahv-iv.ch.
La mère décède le jour de l'accouchement ou dans les 97 jours suivants ? L'autre parent reçoit alors 98 indemnités de plus, soit 14 semaines de congé. Ce congé se prend sans interruption, dès le lendemain du décès. Attention : si l'autre parent reprend le travail, même à temps partiel, les indemnités restantes sont perdues. L'autre parent décède dans les 6 mois après la naissance ? La mère reçoit 14 indemnités de plus. Elle peut les prendre dans les 6 mois après le décès. Elles se prennent après les 14 semaines de congé de maternité, en jours ou en semaines. Pour la mère, reprendre le travail ne les fait pas perdre.
À préparer :
- Formulaire 318.739 « Demande de prolongation de l'allocation en cas de décès d'un des parents »
Formulaire : Demande de prolongation de l'allocation en cas de décès d'un des parents (formulaire 318.739)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
En cas de décès de la mère le jour de l'accouchement ou durant les 97 jours qui suivent, l'autre parent a droit à 98 indemnités journalières supplémentaires, à percevoir de manière ininterrompue dès le lendemain du décès, et à un congé de 14 semaines. Ce droit s'éteint dès la reprise d'une activité lucrative. En cas de décès de l'autre parent durant les six mois qui suivent la naissance, la mère a droit à 14 indemnités supplémentaires pour les jours de congé pris, dans un délai-cadre de six mois dès le lendemain du décès. Selon le mémento 6.02, elles se perçoivent après le congé de maternité de 14 semaines et son éventuelle prolongation, et la reprise d'une activité lucrative ne les éteint pas.
Base légale : art. 16cbis et 16kbis al. 1 et 3 LAPG, art. 329f al. 3 et 329gbis CO, mémento AVS/AI 6.02 ch. 5, mémento AVS/AI 6.04
Allocations familiales : dès le mois de la naissance
- Votre droit
- Au moins 215 CHF par mois et par enfant en 2026, souvent plus selon le canton
- Comment l'obtenir
- Salarié·e : demandez-les à votre employeur. Indépendant·e : à votre caisse d'allocations familiales.
- Où s'adresser
- La caisse d'allocations familiales. Salarié·e : demandez à votre employeur. Sans activité lucrative : c'est la caisse de compensation de votre canton de domicile.
Chaque enfant donne droit à au moins 215 CHF par mois en 2026. Plus tard, pendant une formation, l'allocation de formation est d'au moins 268 CHF. Beaucoup de cantons versent plus. Le droit commence le mois de la naissance. Une seule allocation par enfant : si les deux parents travaillent, la loi dit lequel la reçoit. Pendant le congé de maternité, elle continue jusqu'à 16 semaines, même sans salaire. Si le bébé est hospitalisé et le congé prolongé, c'est jusqu'à 22 semaines. Elle continue aussi pendant les 2 semaines du congé de l'autre parent ou d'adoption. Il faut gagner au moins 7 560 CHF par an en 2026. Sinon, voyez les règles pour les personnes sans activité.
À préparer :
- Formulaire de demande de la caisse d'allocations familiales
- Une preuve du lien de filiation (par exemple l'acte de naissance)
Pour estimer : Outil « Calcul droit » du Centre d'information AVS/AI : quel parent reçoit les allocations
Si vous tardez : Demande tardive : les allocations sont versées rétroactivement, mais pour 5 ans au plus. (art. 24 al. 1 LPGA ; mémento AVS/AI 6.08, ch. 23)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
L'allocation pour enfant, d'au moins 215 CHF par mois en 2026, est due dès le début du mois de la naissance ; l'allocation de formation, d'au moins 268 CHF, prend le relais pendant une formation postobligatoire. Les cantons peuvent prévoir plus. Un seul enfant ne donne droit qu'à une allocation du même genre ; en cas de concours, l'ordre de priorité de l'art. 7 LAFam s'applique. Le droit subsiste sans salaire pendant le congé de maternité, jusqu'à 16 semaines (22 semaines au total si le congé est prolongé pour hospitalisation du nouveau-né), ainsi que pendant le congé de l'autre parent et le congé d'adoption, jusqu'à 2 semaines. Il suppose un revenu soumis à l'AVS d'au moins la moitié de la rente de vieillesse minimale annuelle, soit 7 560 CHF en 2026.
Base légale : art. 3, 5, 6, 7 et 13 LAFam, art. 10 al. 2 OAFam, OFAS, genres et montants des allocations familiales 2026, mémento AVS/AI 3.01 (rente minimale 2026)
Sans emploi : les allocations familiales restent possibles
- Votre droit
- Les allocations familiales, si votre revenu imposable ne dépasse pas 45 360 CHF par an (2026)
- Comment l'obtenir
- Demandez-les à la caisse de compensation de votre canton de domicile.
- Où s'adresser
- La caisse d'allocations familiales. Salarié·e : demandez à votre employeur. Sans activité lucrative : c'est la caisse de compensation de votre canton de domicile.
Sans activité lucrative, vous avez aussi droit aux allocations familiales, sous conditions. Votre revenu imposable ne doit pas dépasser 45 360 CHF par an en 2026. C'est le revenu imposable de l'impôt fédéral direct qui compte, pas celui de l'impôt cantonal. Vous ne devez pas toucher de prestations complémentaires AVS/AI. Si votre conjoint travaille et que ses cotisations AVS couvrent les vôtres, c'est lui qui demande les allocations. Une mère au chômage qui touche l'allocation de maternité y a droit sans limite de revenu. Certains cantons sont plus généreux.
À préparer :
- Votre dernière taxation fiscale
- Une preuve du lien de filiation (par exemple l'acte de naissance)
Si vous tardez : Demande tardive : les allocations sont versées rétroactivement, mais pour 5 ans au plus. (art. 24 al. 1 LPGA ; mémento AVS/AI 6.08, ch. 23)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les personnes assurées à l'AVS comme personnes sans activité lucrative ont droit aux allocations familiales si leur revenu imposable selon l'impôt fédéral direct ne dépasse pas une fois et demie la rente de vieillesse complète maximale (45 360 CHF en 2026) et qu'elles ne perçoivent pas de prestations complémentaires. Ne sont pas considérées comme sans activité lucrative, notamment, les personnes dont les cotisations AVS sont réputées payées par le conjoint et celles dont le conjoint touche une rente de vieillesse. Les mères au chômage qui ont droit à l'allocation de maternité sont considérées comme sans activité lucrative, sans limite de revenu. Les cantons peuvent prévoir des conditions plus favorables.
Base légale : art. 19 LAFam, art. 16 et 17 OAFam, art. 7 al. 1 let. a LAFam, mémento AVS/AI 6.08, mémento AVS/AI 3.01 (rente maximale 2026)
Allocation de naissance ou d'adoption : selon le canton
- Votre droit
- Un montant unique à la naissance ou à l'adoption, dans certains cantons
- Comment l'obtenir
- Demandez-la en même temps que les allocations familiales, à la même caisse.
- Où s'adresser
- La caisse d'allocations familiales. Salarié·e : demandez à votre employeur. Sans activité lucrative : c'est la caisse de compensation de votre canton de domicile.
La loi fédérale ne prévoit pas d'allocation de naissance, mais les cantons peuvent en verser une. En 2026, c'est le cas à Fribourg, Vaud, Valais, Neuchâtel, Genève et dans le Jura. Pour une naissance simple, le montant va de 1 200 à 2 142 CHF selon le canton. Lucerne, Uri et Schwyz en versent aussi. Il faut avoir droit aux allocations familiales. Pour une naissance, la mère doit aussi avoir vécu en Suisse pendant les 9 mois avant. Pour une adoption, l'enfant doit être mineur et accueilli en Suisse, avec une autorisation définitive. Il n'y a pas d'allocation pour l'enfant de votre conjoint ou partenaire. Salarié·e, c'est en principe le canton de votre employeur qui compte.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Le droit fédéral ne prévoit pas d'allocation de naissance, mais les cantons peuvent en instituer une, ainsi qu'une allocation d'adoption. En 2026, les cantons de Fribourg, Vaud, Valais, Neuchâtel, Genève et du Jura en versent, de même que Lucerne, Uri et Schwyz (naissance seulement pour Schwyz). Pour une naissance unique, les montants romands vont de 1 200 à 2 142 CHF. L'allocation de naissance est due pour un enfant né vivant ou après au moins 23 semaines de grossesse. Elle suppose un droit aux allocations familiales et, pour la naissance, que la mère ait eu son domicile ou sa résidence habituelle en Suisse durant les neuf mois précédant la naissance. L'allocation d'adoption suppose un enfant mineur, une autorisation d'accueil définitivement délivrée et un accueil effectif en Suisse ; l'adoption de l'enfant du conjoint ou du partenaire n'y donne pas droit. Pour les salariés, le régime applicable est en principe celui du canton du siège de l'employeur.
Base légale : art. 3 al. 2 et 3 LAFam, art. 12 LAFam, art. 2 al. 3 et 3 al. 3 OAFam, OFAS, genres et montants des allocations familiales 2026
Grossesse : pas de franchise ni de quote-part dès la 13e semaine
- Votre droit
- Vos soins sans franchise ni quote-part, de la 13e semaine de grossesse jusqu'à 8 semaines après l'accouchement
- Comment l'obtenir
- Vérifiez vos décomptes : si une franchise ou une quote-part vous est facturée dans cette période, contestez-la auprès de votre assurance maladie.
- Où s'adresser
- Votre assurance maladie. Vous choisissez librement l'assurance du bébé. Le site officiel priminfo.admin.ch compare les primes.
Les contrôles de grossesse, l'accouchement et les conseils en allaitement ne vous coûtent ni franchise ni quote-part. Dès la 13e semaine de grossesse et jusqu'à 8 semaines après l'accouchement, tous vos autres soins sont aussi exemptés. Cela vaut même pour une maladie sans lien avec la grossesse.
À préparer :
- Vos décomptes de l'assurance maladie
- Une attestation de la date prévue de l'accouchement (médecin ou sage-femme)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Aucune participation aux coûts n'est prélevée sur les prestations spécifiques de maternité (examens de contrôle, accouchement, conseils en allaitement), ni sur les prestations générales fournies dès la 13e semaine de grossesse, pendant l'accouchement et jusqu'à huit semaines après.
Base légale : art. 29 LAMal, art. 64 al. 7 LAMal
Assurez le bébé dans les 3 mois
- Votre droit
- Une assurance maladie dès la naissance, sans supplément de prime
- Délai
- Dans les 3 mois
- Comment l'obtenir
- Inscrivez le bébé auprès de l'assurance maladie de votre choix, au plus tard 3 mois après la naissance.
- Où s'adresser
- Votre assurance maladie. Vous choisissez librement l'assurance du bébé. Le site officiel priminfo.admin.ch compare les primes.
Chaque enfant domicilié en Suisse doit être assuré dans les 3 mois après sa naissance. Dans ce délai, l'assurance couvre le bébé dès sa naissance. En cas de retard, elle ne commence qu'à l'inscription, parfois avec un supplément de prime. Pour un enfant venu de l'étranger, les 3 mois courent dès son arrivée en Suisse. Pour un enfant, il n'y a pas de franchise et la prime est plus basse.
À préparer :
- Formulaire d'affiliation de l'assurance choisie
- Date de naissance et nom de l'enfant
Pour estimer : Calculateur de primes de l'Office fédéral de la santé publique (Priminfo)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Toute personne domiciliée en Suisse doit être assurée dans les trois mois qui suivent sa naissance ou sa prise de domicile. Si l'affiliation a lieu dans ce délai, l'assurance déploie ses effets dès la naissance ; en cas d'affiliation tardive, elle ne court que dès l'affiliation, avec un supplément de prime si le retard n'est pas excusable. Aucune franchise n'est exigée des enfants, et leur prime est plus basse.
Base légale : art. 3 al. 1 LAMal, art. 5 al. 1 à 2bis LAMal, art. 61 al. 3 et 64 al. 4 LAMal
Faites baisser les primes maladie de la famille
- Votre droit
- Une réduction de primes ; pour les enfants, au moins 80 % si vos revenus sont bas ou moyens
- Comment l'obtenir
- Déposez une demande au service des subsides de votre canton, surtout si votre revenu baisse pendant le congé.
- Où s'adresser
- Le service des subsides de votre canton. Le nom du service change selon le canton. Choisissez votre canton pour voir le bon lien.
Les cantons réduisent les primes des familles aux revenus modestes. Pour les revenus bas et moyens, la prime d'un enfant doit baisser d'au moins 80 %. Selon le canton, il faut en faire la demande.
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les cantons réduisent les primes des assurés de condition économique modeste. Pour les bas et moyens revenus, ils réduisent de 80 % au moins les primes des enfants. Les cantons règlent la procédure.
Base légale : art. 65 al. 1 et 1bis LAMal
Parents non mariés : réglez les bonifications AVS
- Votre droit
- Des bonifications pour tâches éducatives qui augmentent la future rente AVS
- Délai
- Dans les 3 mois
- Comment l'obtenir
- En déclarant l'autorité parentale conjointe, convenez par écrit de qui reçoit la bonification, ou de son partage. Gardez ce document jusqu'à la retraite.
- Où s'adresser
- L'office de l'état civil ou l'autorité de protection de l'enfant
Pour chaque année avec un enfant de moins de 16 ans, l'AVS ajoute un revenu fictif à votre compte. Ce n'est pas de l'argent versé maintenant, mais il augmente la rente plus tard. Il compte dès l'année qui suit la naissance, jusqu'à l'année des 16 ans comprise. Chez les parents mariés, il est partagé par moitié. Les parents non mariés avec l'autorité parentale conjointe doivent convenir par écrit à qui il va, ou de le partager. Sans convention dans les 3 mois, l'autorité de protection de l'enfant décide. Tant que rien n'est réglé, tout va à la mère.
À préparer :
- La convention écrite sur l'attribution des bonifications
- À conserver et à joindre plus tard à la demande de rente
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Pour chaque année durant laquelle l'assuré exerce l'autorité parentale sur un enfant de moins de 16 ans, une bonification pour tâches éducatives est portée en compte lors du calcul de la rente. Elle est attribuée par année civile entière : aucune pour l'année de la naissance, mais une pour l'année des 16 ans de l'enfant. Pour les parents mariés, elle est partagée par moitié. Les parents non mariés qui instituent l'autorité parentale conjointe conviennent par écrit de son attribution à l'un d'eux ou de son partage par moitié ; à défaut de convention dans les trois mois, l'autorité de protection de l'enfant règle l'attribution d'office. Tant que l'attribution n'est pas réglée, la bonification est imputée à la mère.
Base légale : art. 29sexies LAVS, art. 52f al. 1 et 52fbis RAVS, mémento AVS/AI 1.07
Si l'argent ne suffit pas : l'aide sociale est un droit
- Votre droit
- Les moyens indispensables pour vivre dignement
- Comment l'obtenir
- Prenez rendez-vous au service social de votre commune.
- Où s'adresser
- Le service social de votre commune. Gratuit. Demandez « le service social » à votre commune.
Si vous n'avez pas assez pour vivre, vous avez droit à une aide. C'est la Constitution fédérale qui le garantit. L'aide sociale elle-même dépend des règles de votre canton. Le service social de votre commune examine votre situation. Il vous aide aussi à demander les autres prestations.
À préparer :
- Pièce d'identité et permis de séjour
- Contrat de bail
- Justificatifs de revenus et relevés de comptes
Version juridique
Quiconque est dans une situation de détresse et n'est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d'être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine (art. 12 Cst.). Les personnes dans le besoin sont assistées par leur canton de domicile (art. 115 Cst.) : l'aide sociale est réglée par le droit cantonal.
Base légale : art. 12 et 115 Cst., loi cantonale sur l'aide sociale
Vous pouvez contester un refus ou un montant
- Votre droit
- Contester un refus ou un calcul d'allocation
- Délai
- Dans les 30 jours
- Comment l'obtenir
- Demandez une décision écrite si vous n'en avez pas. Puis faites opposition par écrit dans les 30 jours dès sa réception.
- Où s'adresser
- L'organisme qui a rendu la décision (adresse indiquée dessus)
Les allocations sont souvent réglées sans décision formelle. Si vous n'êtes pas d'accord, demandez une décision écrite. Vous avez ensuite 30 jours dès sa réception pour faire opposition. L'opposition est gratuite. Après la décision sur opposition, un recours au tribunal cantonal est possible, aussi dans les 30 jours. Les délais s'arrêtent autour de Pâques, du 15 juillet au 15 août et du 18 décembre au 2 janvier.
À préparer :
- La décision contestée, et la preuve de la date où vous l'avez reçue
- Les pièces qui montrent votre droit (attestations d'employeur, certificats, décomptes)
Lettre d'opposition
[Prénom Nom] [Adresse] [Numéro AVS ou référence du dossier] Recommandé [Nom et adresse de l'assurance] [Lieu], le [date] Opposition à la décision du [date de la décision] Madame, Monsieur, Je forme opposition à votre décision du [date de la décision], que j'ai reçue le [date de réception]. Je demande que [ce que vous demandez, par exemple : les indemnités me soient versées dès le …]. Motifs : [expliquez en quelques phrases pourquoi la décision est fausse, avec les faits et les documents qui le montrent]. Je vous demande également une copie complète de mon dossier. Annexes : copie de la décision, [autres pièces] Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. [Signature]
Si vous tardez : Délai manqué sans faute de votre part ? Demandez sa restitution dans les 30 jours après la fin de l'empêchement, en joignant votre opposition. (art. 41 LPGA)
Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.
Version juridique
Les allocations pour perte de gain sont fixées selon la procédure simplifiée ; l'intéressé peut exiger qu'une décision formelle soit rendue. Les décisions de la caisse de compensation ou de la caisse d'allocations familiales sont sujettes à opposition dans les 30 jours, puis à recours dans les 30 jours devant le tribunal cantonal des assurances. La procédure d'opposition est gratuite. Les délais ne courent pas du 7e jour avant Pâques au 7e jour après Pâques, du 15 juillet au 15 août et du 18 décembre au 2 janvier.
Base légale : art. 18 al. 2 LAPG, art. 51 al. 2 LPGA, art. 52 LPGA, art. 60 LPGA, art. 38 al. 4 LPGA, art. 10 OPGA
Ces informations expliquent vos droits de façon générale. Ce n'est pas un conseil pour votre cas précis. C'est la caisse de compensation qui décide si vous avez droit à une allocation. En cas de doute, faites quand même la demande. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).