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Départ et arrivée : vos droits

Quitter la Suisse ou s'y installer : AVS, 2e pilier, 3e pilier, assurance-maladie, chômage

Rente AVS versée à l'étranger ou remboursement des cotisations, AVS facultative, retrait du 2e pilier et du 3a au départ définitif, fin de l'assurance-maladie et exceptions pour rentiers et frontaliers, 3 mois de chômage exportés dans l'UE/AELE, assurance-maladie dans les 3 mois à l'arrivée, affiliation AVS et 2e pilier, délai de 10 ans des prestations complémentaires.

Voir ceux qui vous concernent en quelques questions

Assurance-maladie : elle s'arrête le jour de votre départ

Votre droit
La fin de votre assurance-maladie obligatoire, et de ses primes, au jour du départ
Comment l'obtenir
Annoncez votre départ à votre commune et à votre caisse-maladie, avec la date exacte.
Où s'adresser
Votre caisse-maladie. À l'arrivée, vous choisissez librement votre caisse dans la liste officielle. Au départ, écrivez à la vôtre avec la date exacte.

L'assurance-maladie obligatoire est liée à votre domicile en Suisse. Elle prend fin le jour où vous quittez le pays. Annoncez la date à votre commune et à votre caisse-maladie. Vous partez hors de l'UE et de l'AELE ? Votre caisse peut vous proposer un contrat privé pour rester couvert·e, mais elle n'y est pas obligée. Votre employeur suisse vous envoie travailler à l'étranger pour un temps ? Vous restez en principe assuré·e en Suisse. Au Royaume-Uni, les rentiers d'une rente suisse restent aussi assurés en Suisse : demandez à l'Institution commune LAMal. Renseignez-vous sur l'assurance de votre nouveau pays : ses règles ne sont pas traitées ici.

À préparer :

  • La date de départ annoncée à votre commune
  • Votre numéro d'assuré·e auprès de la caisse-maladie

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

L'obligation de s'assurer suppose un domicile en Suisse (art. 3 al. 1 LAMal ; art. 1 al. 1 OAMal) ; la couverture prend fin lorsque l'assuré cesse d'être soumis à cette obligation (art. 5 al. 3 LAMal). Pour les ressortissants étrangers titulaires d'une autorisation, l'assurance prend fin à la date de départ annoncée au service compétent pour le contrôle des habitants et, dans tous les cas, le jour du départ effectif de Suisse (art. 7 al. 3 OAMal). Restent soumis à l'assurance suisse, notamment, les travailleurs détachés à l'étranger par un employeur ayant son siège en Suisse, pendant deux ans, durée que l'assureur prolonge sur requête jusqu'à six ans en tout (art. 4 al. 1 et 3 OAMal), ainsi que les personnes visées par les accords avec l'UE et l'AELE (art. 1 al. 2 let. d et e OAMal). Les assureurs peuvent offrir aux personnes qui ne sont plus soumises à l'assurance obligatoire le maintien des rapports d'assurance sur une base contractuelle, régie par la LCA (art. 7a OAMal) ; selon l'Office fédéral de la santé publique, cette offre vise les départs hors de l'UE, de l'AELE et du Royaume-Uni, et les bénéficiaires d'une rente suisse domiciliés au Royaume-Uni doivent, comme dans l'UE et l'AELE, s'assurer en Suisse. L'assurance du pays de destination relève du droit de ce pays.

Base légale : art. 3 al. 1 et 5 al. 3 LAMal, art. 1 al. 1 et 2, 4, 7 al. 3 et 7a OAMal, Office fédéral de la santé publique, « Assurance-maladie : obligation de s'assurer » (assurés domiciliés à l'étranger) et « Bénéficiaires d'une rente suisse à l'étranger »

Rente suisse ou emploi en Suisse : vous restez assuré·e en Suisse

Souvent ignoré

Votre droit
Le maintien de votre assurance-maladie suisse, ou dans certains pays le choix de l'assurance locale
Délai
Dans les 3 mois
Comment l'obtenir
Gardez votre caisse-maladie suisse, ou demandez l'exemption dans les 3 mois si votre pays de résidence le permet.
Où s'adresser
L'Institution commune LAMal. Si vous travaillez encore en Suisse, adressez-vous plutôt au canton où vous travaillez.

Dans l'UE, en Islande ou en Norvège, certaines personnes doivent rester assurées en Suisse. C'est le cas si vous touchez une rente suisse, sans rente de votre pays de résidence. C'est aussi le cas si vous continuez de travailler en Suisse. Les membres de votre famille sans emploi sont alors assurés avec vous. Quelques pays permettent de choisir l'assurance du pays de résidence : l'Allemagne, l'Autriche, la France, l'Italie, et pour les rentiers l'Espagne et le Portugal. Ce choix se demande en général dans les 3 mois. Les rentiers s'adressent à l'Institution commune LAMal, les travailleurs au canton où ils travaillent. Sans demande, vous restez assuré·e en Suisse.

À préparer :

  • Votre décision de rente suisse, ou votre contrat de travail en Suisse
  • L'attestation S1, à demander à votre caisse-maladie suisse
  • Pour la France : le formulaire « Choix du système d'assurance-maladie »

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Sont tenues de s'assurer en Suisse les personnes qui résident dans un État membre de l'UE, en Islande ou en Norvège et qui sont soumises à l'assurance suisse en vertu de l'Accord sur la libre circulation des personnes ou de l'Accord AELE (art. 1 al. 2 let. d et e OAMal) ; elles doivent s'assurer dans les trois mois suivant la naissance de l'obligation (art. 7 al. 8 OAMal). Selon l'Office fédéral de la santé publique, il s'agit en particulier des bénéficiaires d'une rente suisse et des membres de leur famille sans activité lucrative, lorsqu'ils ne perçoivent pas de rente de leur État de résidence, ainsi que des personnes qui travaillent en Suisse (assurance au lieu d'emploi) ; la personne et les membres de sa famille sont assurés par le même assureur (art. 4a LAMal). Des accords particuliers permettent aux personnes domiciliées en Allemagne, en Autriche, en France ou en Italie, ainsi qu'aux rentiers domiciliés notamment en Espagne ou au Portugal, de s'assurer dans l'État de résidence (droit d'option ; art. 2 al. 6 OAMal). La demande d'exemption se dépose, pour les rentiers, auprès de l'Institution commune LAMal dans les trois mois qui suivent l'octroi de la première rente ou le déménagement (en tout temps pour l'Espagne) et, pour les frontaliers, auprès de l'autorité du canton de travail dans les trois mois qui suivent le début du contrat de travail ; l'exercice tacite du droit d'option n'est pas valable, et l'Institution commune LAMal affilie les rentiers qui ne déposent aucune demande. L'assuré s'enregistre auprès de l'assureur de son lieu de résidence au moyen de l'attestation S1 délivrée par son assureur suisse (mémento 880).

Base légale : art. 4a LAMal, art. 1 al. 2 let. d et e, 2 al. 6 et 7 al. 8 OAMal, Office fédéral de la santé publique, « Bénéficiaires d'une rente suisse à l'étranger » et « Travailleurs frontaliers en Suisse », Centre d'information AVS/AI et OFAS, mémento 880 « Quitter la Suisse », état au 1er janvier 2025, p. 32

2e pilier : retrait en espèces, ou compte de libre passage

Votre droit
Le versement de votre avoir du 2e pilier, ou son maintien sur un compte de libre passage
Comment l'obtenir
Indiquez à votre caisse de pension si vous demandez le versement, ou sur quel compte de libre passage transférer l'avoir.
Où s'adresser
Votre caisse de pension (2e pilier). Son nom figure sur le « certificat de prévoyance » que vous recevez chaque année. Votre employeur le connaît aussi.

Si vous quittez la Suisse pour de bon, vous pouvez demander que votre 2e pilier vous soit versé. Une limite existe pour les pays de l'UE, l'Islande et la Norvège. Si vous y êtes assuré·e d'office pour la vieillesse, le décès et l'invalidité, la part obligatoire reste bloquée en Suisse. Le reste, appelé part surobligatoire, peut vous être versé. Au Liechtenstein, la part obligatoire reste aussi bloquée. Marié·e ou en partenariat enregistré ? Il faut l'accord écrit de votre conjoint·e. L'argent qui n'est pas versé va sur un compte ou une police de libre passage, que vous choisissez. Il vous sera versé au plus tôt 5 ans avant l'âge de la retraite. Si vous ne dites rien, votre caisse le transfère à l'institution supplétive, entre 6 mois et 2 ans après votre sortie.

À préparer :

  • Votre dernier certificat de prévoyance
  • La preuve de votre départ définitif, sous la forme que demande votre caisse
  • L'accord écrit de votre conjoint·e ou partenaire, si vous êtes marié·e ou en partenariat enregistré
  • Pour l'UE, l'Islande ou la Norvège : la preuve que vous n'y êtes pas assuré·e d'office
Version juridique

L'assuré qui quitte l'institution de prévoyance avant la survenance d'un cas de prévoyance a droit à une prestation de sortie (art. 2 al. 1 LFLP). Il peut en exiger le paiement en espèces lorsqu'il quitte définitivement la Suisse (art. 5 al. 1 let. a LFLP). L'avoir de vieillesse acquis selon l'art. 15 LPP (part obligatoire) ne peut toutefois pas être payé en espèces si l'assuré continue d'être obligatoirement assuré contre les risques vieillesse, décès et invalidité selon le droit d'un État membre de l'UE, de l'Islande ou de la Norvège, ou s'il réside au Liechtenstein (art. 25f al. 1 LFLP) ; la part surobligatoire n'est pas visée. L'assuré qui demande le paiement de la part obligatoire doit prouver qu'il n'est pas assujetti, en s'adressant à l'organisme de liaison (Fonds de garantie LPP) ; le paiement peut encore être demandé plus tard, lorsque l'assujettissement a pris fin (mémento 880). Si l'assuré est marié ou lié par un partenariat enregistré, le paiement en espèces suppose le consentement écrit du conjoint ou du partenaire ; à défaut, l'assuré peut en appeler au tribunal civil (art. 5 al. 2 et 3 LFLP). Sans paiement en espèces ni entrée dans une nouvelle institution de prévoyance, l'assuré notifie sous quelle forme il entend maintenir sa prévoyance : compte ou police de libre passage, auprès de deux institutions au plus (art. 4 al. 1 LFLP ; art. 10 al. 1 et 12 al. 1 OLP). À défaut de notification, la prestation de sortie est versée à l'institution supplétive au plus tôt six mois et au plus tard deux ans après la survenance du cas de libre passage (art. 4 al. 2 LFLP). La Centrale du 2e pilier renseigne les assurés sur leurs avoirs (art. 24d al. 4 LFLP).

Base légale : art. 2 al. 1, 4 al. 1 et 2 et 5 LFLP, art. 25f al. 1 LFLP, art. 24d al. 4 LFLP, art. 10 al. 1, 12 al. 1 et 14 OLP, Centre d'information AVS/AI et OFAS, mémento 880 « Quitter la Suisse », état au 1er janvier 2025, p. 27 à 29

3e pilier (3a) : retrait possible si vous partez pour de bon

Votre droit
Le versement de votre 3a avant l'âge de la retraite, en cas de départ définitif
Comment l'obtenir
Demandez le versement à votre banque ou votre assurance, avec l'accord écrit de votre conjoint·e si vous êtes marié·e.
Où s'adresser
La banque ou l'assurance qui tient votre 3e pilier. Son nom figure sur votre attestation annuelle de versement.

Votre 3e pilier lié (3a) est en principe bloqué jusqu'à 5 ans avant l'âge de la retraite. Un départ définitif de Suisse permet de le retirer plus tôt. Vous n'êtes pas obligé·e de le retirer : il peut rester en Suisse jusqu'à cet âge. Marié·e ou en partenariat enregistré ? Il faut l'accord écrit de votre conjoint·e. Renseignez-vous sur l'impôt avant de retirer : ce parcours ne le traite pas.

À préparer :

  • La demande de versement (formulaire de votre banque ou assurance)
  • L'accord écrit de votre conjoint·e ou partenaire, si vous êtes marié·e ou en partenariat enregistré
Version juridique

Le versement anticipé des prestations de vieillesse de la prévoyance individuelle liée est possible lorsque le rapport de prévoyance est résilié parce que l'institution est tenue, conformément à l'art. 5 LFLP, de s'acquitter de son obligation par un versement en espèces (art. 3 al. 2 let. d OPP 3), ce qui vise notamment le départ définitif de Suisse (art. 5 al. 1 let. a LFLP). Si l'assuré est marié ou lié par un partenariat enregistré, le consentement écrit du conjoint ou du partenaire est requis ; s'il ne peut être recueilli ou s'il est refusé, l'assuré peut en appeler au tribunal (art. 3 al. 6 OPP 3). Sans départ définitif, les prestations de vieillesse peuvent être versées au plus tôt cinq ans avant l'âge de référence, auquel elles sont échues (art. 3 al. 1 OPP 3). L'imposition de la prestation n'est pas traitée ici.

Base légale : art. 3 al. 1, al. 2 let. d et al. 6 OPP 3, art. 5 al. 1 let. a LFLP

AVS : vos cotisations restent en Suisse, la rente dépend de votre nationalité

Votre droit
Une rente AVS versée à l'étranger, si vous êtes suisse, européen·ne ou d'un pays lié par une convention
Comment l'obtenir
Si vous touchez déjà une rente, annoncez votre départ à votre caisse de compensation ; sinon, demandez-la le moment venu à la Caisse suisse de compensation.
Où s'adresser
La Caisse suisse de compensation, à Genève. C'est la caisse AVS des personnes qui vivent à l'étranger. Indiquez toujours votre numéro AVS. Les formulaires sont sur son site.

Vos cotisations AVS ne sont pas perdues. Elles restent en Suisse et comptent pour une rente dès une année entière de cotisations. Vous êtes suisse, ou d'un pays de l'UE ou de l'AELE ? Votre rente vous sera versée à l'étranger. C'est aussi le cas si votre pays a signé avec la Suisse une convention qui le prévoit. Sans convention, vous n'avez pas de rente tant que vous vivez à l'étranger : voyez le remboursement des cotisations. Si vous avez cotisé dans plusieurs pays, chacun vous verse en principe sa propre rente. Les prestations complémentaires et l'allocation pour impotent ne sont pas versées à l'étranger.

À préparer :

  • Votre numéro AVS
  • Votre nouvelle adresse à l'étranger

Formulaire : Demander une rente de vieillesse depuis l'étranger (Caisse suisse de compensation)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les cotisations versées restent acquises à l'AVS : elles ne sont pas transférées à une assurance étrangère et ouvrent le droit à une rente ordinaire dès une année entière de cotisations (art. 29 al. 1 LAVS). Les ressortissants suisses et ceux des États de l'UE ou de l'AELE perçoivent leur rente à l'étranger. Les autres étrangers et leurs survivants n'ont droit à une rente qu'aussi longtemps qu'ils ont leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse, sous réserve des conventions de sécurité sociale et des dispositions sur les réfugiés et les apatrides (art. 18 al. 2 LAVS) ; pour les personnes qui ont eu plusieurs nationalités, celle possédée pendant la perception de la rente est déterminante (art. 18 al. 2bis LAVS). Selon ch.ch, des conventions permettant le versement à l'étranger existent notamment avec l'Albanie, l'Australie, la Bosnie et Herzégovine, le Brésil, le Canada et le Québec, le Chili, les États-Unis, Israël, le Japon, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro, les Philippines, le Royaume-Uni, Saint-Marin, la Serbie, la Tunisie, la Turquie et l'Uruguay. La personne qui a cotisé dans plusieurs États contractants reçoit de chacun une rente partielle, pour autant qu'elle y compte une année d'assurance au moins (mémento 880). Le rentier qui part annonce son départ à sa caisse de compensation, qui transmet le dossier à la Caisse suisse de compensation. Les prestations complémentaires supposent le domicile et la résidence habituelle en Suisse (art. 4 al. 1 LPC) ; elles ne sont pas versées à l'étranger, pas plus que l'allocation pour impotent (mémento 880).

Base légale : art. 18 al. 2 et 2bis LAVS, art. 29 al. 1 LAVS, art. 4 al. 1 LPC, Centre d'information AVS/AI et OFAS, mémento 880 « Quitter la Suisse », état au 1er janvier 2025, p. 16 et 20 à 21, ch.ch, « Retraite à l'étranger »

Pays sans convention : demandez le remboursement de vos cotisations AVS

Souvent ignoré

Votre droit
Le remboursement, sans intérêts, des cotisations AVS versées pour vous
Comment l'obtenir
Après votre départ définitif, envoyez la demande de remboursement à la Caisse suisse de compensation, à Genève.
Où s'adresser
La Caisse suisse de compensation, à Genève. C'est la caisse AVS des personnes qui vivent à l'étranger. Indiquez toujours votre numéro AVS. Les formulaires sont sur son site.

Votre pays n'a pas de convention de sécurité sociale avec la Suisse ? Vous pouvez demander qu'on vous rende vos cotisations AVS. Trois conditions. Vous avez cotisé pendant une année entière au moins. Vous quittez la Suisse pour de bon. Votre conjoint·e et vos enfants de moins de 25 ans n'habitent plus en Suisse. Un enfant majeur qui a fini sa formation peut y rester. Le remboursement comprend la part payée par votre employeur. Il est versé sans intérêts, et les frais de transfert sont à votre charge. Attention : ce choix est définitif. Les années remboursées ne donneront plus droit à une rente AVS ou AI.

À préparer :

  • Le formulaire de demande de remboursement de la Caisse suisse de compensation
  • Votre numéro AVS

Formulaire : Demande de remboursement des cotisations AVS (formulaire 602.101)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les étrangers avec le pays d'origine desquels aucune convention n'a été conclue, ainsi que leurs survivants, peuvent demander le remboursement des cotisations versées à l'AVS si elles ont été payées, au total, pendant une année entière au moins et n'ouvrent pas droit à une rente (art. 18 al. 3 LAVS ; art. 1 al. 1 OR-AVS). La nationalité au moment de la demande est déterminante (art. 1 al. 2 OR-AVS). Le remboursement peut être demandé dès que l'intéressé a, selon toute vraisemblance, cessé définitivement d'être assuré et que lui-même, son conjoint et ses enfants âgés de moins de 25 ans n'habitent plus en Suisse ; il peut néanmoins être accordé si des enfants majeurs de moins de 25 ans restés en Suisse ont achevé leur formation professionnelle (art. 2 OR-AVS). Seules les cotisations effectivement versées sont remboursées, sans intérêts ; le remboursement peut être refusé dans la mesure où il dépasse la valeur actuelle des futures prestations de l'AVS qui reviendraient à une personne ayant droit à une rente, placée dans les mêmes circonstances (art. 4 al. 1 et 4 OR-AVS). Les cotisations remboursées et les périodes correspondantes n'ouvrent plus aucun droit envers l'AVS et l'AI et ne peuvent être versées à nouveau (art. 6 OR-AVS). Le droit au remboursement s'éteint par le décès de l'ayant droit (art. 7 OR-AVS). La demande est déposée auprès de la Caisse suisse de compensation ; les frais de transfert à l'étranger sont à la charge du destinataire (art. 8 al. 1 et 5 OR-AVS). Les réfugiés et les apatrides relèvent de règles propres (mémento 11.01).

Base légale : art. 18 al. 3 LAVS, art. 1, 2, 4 al. 1 et 4, 6, 7 et 8 al. 1 et 5 OR-AVS, Centre d'information AVS/AI, mémento 10.03 « États non contractants », état au 1er janvier 2025, ch. 18 et 19, ch.ch, « Retraite à l'étranger »

Hors d'Europe : continuer de cotiser à l'AVS, à demander dans l'année

Souvent ignoré

Votre droit
Une adhésion à l'AVS facultative, pour éviter des années de cotisation manquantes
Délai
Dans l'année
Comment l'obtenir
Déposez votre demande d'adhésion écrite à la Caisse suisse de compensation, dans l'année qui suit votre sortie de l'AVS obligatoire.
Où s'adresser
La Caisse suisse de compensation, à Genève. C'est la caisse AVS des personnes qui vivent à l'étranger. Indiquez toujours votre numéro AVS. Les formulaires sont sur son site.

Une année sans cotisation peut réduire votre future rente AVS. Si vous partez hors de l'UE et de l'AELE, vous pouvez continuer de cotiser. Il faut être suisse, ou d'un pays de l'UE ou de l'AELE. Il faut aussi avoir été assuré·e à l'AVS pendant les 5 dernières années, sans interruption. Vous avez un an après la fin de votre assurance obligatoire pour demander l'adhésion. Passé ce délai, c'est trop tard. Chaque membre de la famille doit faire sa propre demande. Dans un pays de l'UE ou de l'AELE, cette assurance n'est pas possible.

À préparer :

  • Le formulaire d'adhésion de la Caisse suisse de compensation
  • Votre numéro AVS

Formulaire : Déclaration d'adhésion à l'AVS/AI facultative (Caisse suisse de compensation)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les ressortissants suisses et ceux des États de l'UE ou de l'AELE qui vivent dans un État non membre de l'UE ou de l'AELE peuvent adhérer à l'assurance facultative s'ils cessent d'être soumis à l'assurance obligatoire après une période d'assurance ininterrompue d'au moins cinq ans (art. 2 al. 1 LAVS ; art. 7 al. 1 OAF). La déclaration d'adhésion est déposée en la forme écrite auprès de la Caisse suisse de compensation ou, subsidiairement, de la représentation suisse compétente, dans un délai d'un an à compter de la sortie de l'assurance obligatoire ; passé ce délai, l'adhésion n'est plus possible (art. 8 al. 1 OAF). Elle prend effet dès la sortie de l'assurance obligatoire (art. 8 al. 2 OAF). L'assuré peut résilier l'assurance ; il en est exclu s'il ne fournit pas les renseignements requis ou ne paie pas ses cotisations dans le délai imparti (art. 2 al. 2 et 3 LAVS ; art. 13 OAF). L'adhésion est individuelle : elle ne s'étend ni au conjoint ni aux enfants, et l'assuré ne fixe pas lui-même le montant de ses cotisations (mémento 10.02).

Base légale : art. 2 al. 1 à 3 LAVS, art. 7 al. 1, 8 et 13 OAF, Centre d'information AVS/AI, mémento 10.02 « Assurance facultative », état au 1er janvier 2025

Chômage : 3 mois d'indemnités suisses pour chercher un emploi en Europe

Souvent ignoré

Votre droit
Vos indemnités de chômage suisses pendant 3 mois au plus, dans un pays de l'UE ou de l'AELE
Comment l'obtenir
Avant de partir, demandez à votre ORP l'exportation des prestations et le formulaire PD U2.
Où s'adresser
L'ORP (office régional de placement). Celui de votre commune de domicile. Faites la demande avant de partir.

Vous êtes inscrit·e au chômage en Suisse et vous partez dans un pays de l'UE ou de l'AELE ? Vous pouvez y chercher un emploi en gardant vos indemnités suisses, pendant 3 mois au plus. Demandez-le à votre ORP avant de partir. Il faut d'abord être resté·e 4 semaines à sa disposition après l'inscription. L'ORP vous remet alors le formulaire PD U2. Inscrivez-vous au service de l'emploi du nouveau pays dans les 7 jours après votre départ. Sinon, vous perdez les jours de retard. Hors de l'UE et de l'AELE, ce droit n'existe pas. Demandez aussi le formulaire PD U1 à votre caisse de chômage : il prouve vos périodes d'assurance en Suisse.

À préparer :

  • Le formulaire PD U2, remis par l'ORP
  • Le formulaire PD U1, remis par votre caisse de chômage
Version juridique

La personne inscrite au chômage en Suisse peut chercher un emploi dans un État de l'UE ou de l'AELE en continuant de percevoir les indemnités suisses (exportation des prestations), pendant trois mois au maximum. La demande est présentée avant le départ à l'office régional de placement, qui délivre le formulaire PD U2 si les conditions sont remplies ; l'assuré doit s'être tenu à la disposition du service de l'emploi pendant quatre semaines après son inscription. Il s'enregistre auprès du service de l'emploi de l'État de destination dans les sept jours qui suivent son départ, faute de quoi les indemnités ne sont versées qu'à compter de l'enregistrement, et se conforme aux contrôles de cet État. Les indemnités restent versées par la caisse de chômage suisse. Sans emploi au terme des trois mois, l'assuré peut revenir en Suisse et continuer d'y bénéficier des prestations. L'exportation n'est possible que dans un État de l'UE ou de l'AELE. Le formulaire PD U1, délivré en Suisse par une caisse de chômage, atteste les périodes d'assurance en vue d'une demande ultérieure dans un autre État.

Base légale : SECO, travail.swiss, « Retour en Suisse, dans l'UE/AELE ou dans un État tiers » (exportation des prestations), SECO, travail.swiss, mémentos « PD U2 » et « PD U1 » (informations concernant le formulaire et son utilisation), Centre d'information AVS/AI et OFAS, mémento 880 « Quitter la Suisse », état au 1er janvier 2025, p. 41

Assurance-maladie : à conclure dans les 3 mois après votre arrivée

Votre droit
Une assurance-maladie de base, que la caisse doit vous accorder, avec effet dès votre arrivée
Délai
Dans les 3 mois
Comment l'obtenir
Choisissez une caisse-maladie et demandez votre affiliation dans les 3 mois qui suivent votre arrivée.
Où s'adresser
Votre caisse-maladie. À l'arrivée, vous choisissez librement votre caisse dans la liste officielle. Au départ, écrivez à la vôtre avec la date exacte.

En Suisse, l'assurance-maladie de base est obligatoire pour chaque personne, enfants compris. Vous avez 3 mois après votre arrivée pour choisir une caisse-maladie. Si vous êtes de nationalité étrangère, le délai court dès votre annonce à la commune. Vous choisissez librement votre caisse : elle doit vous accepter, quels que soient votre âge et votre santé. Si vous vous assurez à temps, vous êtes couvert·e depuis votre arrivée. Vous payez alors les primes depuis cette date. En retard sans excuse valable ? Vous n'êtes couvert·e que dès l'affiliation, et la prime est majorée de 30 à 50 % pendant un temps. Sans assurance, le canton vous affilie d'office à une caisse. Quelques exceptions existent, par exemple si vous travaillez dans un pays de l'UE.

À préparer :

  • La date de votre arrivée, ou de votre annonce à la commune
  • Votre permis de séjour ou votre attestation d'annonce, si vous en avez un

Pour estimer : Priminfo, calculateur officiel des primes (Office fédéral de la santé publique)

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Toute personne domiciliée en Suisse doit s'assurer pour les soins en cas de maladie dans les trois mois qui suivent sa prise de domicile (art. 3 al. 1 LAMal) ; chaque membre de la famille est assuré individuellement. Les ressortissants étrangers titulaires d'une autorisation d'établissement, de séjour ou de courte durée valable au moins trois mois doivent s'assurer dans les trois mois qui suivent leur annonce au service compétent pour le contrôle des habitants (art. 1 al. 2 let. a et f et art. 7 al. 1 OAMal). Lorsque l'affiliation a lieu à temps, l'assurance déploie ses effets dès la prise de domicile, respectivement dès la date de l'annonce du séjour (art. 5 al. 1 LAMal ; art. 7 al. 1 OAMal) : les primes sont dues rétroactivement et les frais survenus depuis lors sont pris en charge. En cas d'affiliation tardive, l'assurance ne déploie ses effets qu'à l'affiliation et, si le retard n'est pas excusable, un supplément de prime de 30 à 50 % est prélevé sur une durée équivalant au double du retard, cinq ans au plus (art. 5 al. 2 LAMal ; art. 8 al. 1 OAMal). L'autorité désignée par le canton affilie d'office la personne qui ne s'est pas assurée en temps utile (art. 6 LAMal). L'assuré choisit librement son assureur (art. 4 LAMal), qui doit l'accepter sans réserve quels que soient son âge et son état de santé. Des exceptions existent, d'office ou sur requête à l'autorité cantonale, par exemple pour la personne soumise au droit d'un État de l'UE ou de l'AELE parce qu'elle y exerce son activité lucrative, ou qui n'a droit qu'à une rente d'un tel État (art. 2 et 10 al. 2 OAMal).

Base légale : art. 3 al. 1, 4, 5 al. 1 et 2 et 6 LAMal, art. 1 al. 2 let. a et f, 2, 7 al. 1, 8 al. 1 et 10 al. 2 OAMal, Office fédéral de la santé publique, « Obligation de s'assurer pour les assurés domiciliés en Suisse »

AVS : vous êtes assuré·e dès que vous habitez ou travaillez en Suisse

Votre droit
Une affiliation à l'AVS, et des années de cotisation qui comptent pour votre future rente
Comment l'obtenir
Sans emploi, annoncez-vous à la caisse de compensation de votre canton ; avec un emploi, votre employeur s'en charge.
Où s'adresser
La caisse de compensation AVS de votre canton. Si vous travaillez, votre employeur vous indique sa caisse. Sinon, c'est la caisse cantonale de votre domicile.

Dès que vous habitez ou travaillez en Suisse, vous êtes assuré·e à l'AVS. Si vous êtes salarié·e, votre employeur retient les cotisations sur votre salaire. Sans emploi, vous devez cotiser vous-même dès l'année qui suit vos 20 ans. Annoncez-vous alors à la caisse de compensation de votre canton. Exception : si votre conjoint·e travaille et cotise assez, vous n'avez rien à payer. Les années cotisées à l'étranger ne sont pas transférées en Suisse. Avec un pays de l'UE, de l'AELE ou lié par une convention, chaque pays vous versera en principe sa propre rente. Une rente suisse complète demande 44 années de cotisation : chaque année manquante la réduit.

À préparer :

  • Votre numéro AVS, s'il vous en a déjà été attribué un (il figure sur la carte d'assurance-maladie)
  • Vos relevés de carrière étrangers, à garder pour la demande de rente

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Sont assurées à l'AVS les personnes physiques domiciliées en Suisse et celles qui y exercent une activité lucrative (art. 1a al. 1 let. a et b LAVS). Les assurés cotisent tant qu'ils exercent une activité lucrative ; les personnes sans activité lucrative cotisent dès le 1er janvier de l'année qui suit leurs 20 ans et jusqu'à la fin du mois où elles atteignent l'âge de référence (art. 3 al. 1 et 1bis LAVS). Le conjoint sans activité lucrative est réputé avoir cotisé lorsque l'autre conjoint, assuré et actif, a versé au moins le double de la cotisation minimale (art. 3 al. 3 LAVS). Les cotisations des salariés sont retenues sur le salaire et versées par l'employeur ; celles des personnes sans activité lucrative sont fixées par la caisse de compensation du canton de domicile (mémento 10.03, ch. 5). La rente ordinaire suppose au moins une année entière de revenus ou de bonifications (art. 29 al. 1 LAVS) ; la durée de cotisation complète est de 44 ans et chaque année manquante réduit la rente de 1/44 (mémento 890). Les cotisations versées à une assurance étrangère ne sont ni transférées à l'AVS ni prises en compte dans le calcul de la rente suisse. La personne assurée en Suisse et dans un État contractant, notamment un État de l'UE ou de l'AELE, reçoit en principe de chacun une rente partielle calculée sur les périodes qui y ont été accomplies ; les périodes étrangères ne sont prises en compte que pour atteindre la durée minimale ouvrant le droit à la rente (totalisation), sans augmenter celle-ci.

Base légale : art. 1a al. 1 let. a et b LAVS, art. 3 al. 1, 1bis et 3 LAVS, art. 29 al. 1 LAVS, OFAS, mémento 890 « La sécurité sociale en Suisse », état au 1er janvier 2026, p. 25 et 28, Centre d'information AVS/AI, mémento 10.03 « États non contractants », état au 1er janvier 2025, ch. 2 à 5 et 16

2e pilier : affiliation avec votre emploi, dès 22 680 CHF par an en 2026

Votre droit
Une caisse de pension dès votre emploi en Suisse, et la possibilité de racheter des années
Comment l'obtenir
Demandez à votre employeur le nom de sa caisse de pension et votre certificat de prévoyance.
Où s'adresser
Votre caisse de pension (2e pilier). Son nom figure sur le « certificat de prévoyance » que vous recevez chaque année. Votre employeur le connaît aussi.

Si vous êtes salarié·e, vous êtes affilié·e à la caisse de pension de votre employeur. Il faut gagner plus de 22 680 CHF par an en 2026 chez un même employeur. L'assurance commence le premier jour de travail. L'argent d'une caisse de retraite étrangère ne peut en principe pas être transféré en Suisse. Vous pouvez « racheter » des années pour améliorer votre retraite. Si vous n'avez jamais eu de caisse de pension en Suisse, ce rachat est limité pendant 5 ans. La limite est de 20 % de votre salaire assuré par an. Vous aviez déjà travaillé en Suisse ? Annoncez votre ancien compte de libre passage à votre nouvelle caisse.

À préparer :

  • Votre contrat de travail
  • Le relevé de votre ancien compte ou de votre ancienne police de libre passage, si vous en avez un

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Sont soumis à l'assurance obligatoire les salariés de plus de 17 ans qui reçoivent d'un même employeur un salaire annuel supérieur à 22 680 francs en 2026 ; ils sont assurés pour les risques de décès et d'invalidité dès le 1er janvier qui suit leurs 17 ans et pour la vieillesse dès le 1er janvier qui suit leurs 24 ans (art. 2 al. 1 et 7 al. 1 LPP). L'assurance commence en même temps que les rapports de travail (art. 10 al. 1 LPP). Les cotisations versées à des systèmes étrangers de prévoyance professionnelle ne sont pas prises en compte par la prévoyance suisse et ne peuvent pas y être transférées, sauf celles du Liechtenstein (mémento 890). Pour les personnes arrivant de l'étranger qui n'ont jamais été affiliées à une institution de prévoyance en Suisse, la somme de rachat annuelle ne peut dépasser 20 % du salaire assuré pendant les cinq années qui suivent l'entrée dans l'institution ; cette limite ne s'applique pas au transfert direct de droits acquis dans un système étranger, si l'institution suisse l'admet et qu'aucune déduction fiscale n'est demandée (art. 60b OPP 2). L'assuré qui dispose d'un avoir de libre passage issu d'une activité antérieure en Suisse l'annonce à sa nouvelle institution, à laquelle il est versé (art. 4 al. 2bis LFLP).

Base légale : art. 2 al. 1, 7 al. 1 et 10 al. 1 LPP, art. 60b OPP 2, art. 4 al. 2bis LFLP, OFAS, mémento 890 « La sécurité sociale en Suisse », état au 1er janvier 2026, p. 47

Prestations complémentaires : 10 ans de séjour pour les personnes étrangères

Votre droit
Des prestations complémentaires à l'AVS ou à l'AI, après un délai d'attente si vous êtes de nationalité étrangère
Comment l'obtenir
Demandez au service des prestations complémentaires de votre canton à partir de quand vous pourrez y avoir droit.
Où s'adresser
Le service des prestations complémentaires de votre canton. C'est en général la caisse de compensation de votre canton.

Les prestations complémentaires aident les personnes dont la rente AVS ou AI ne suffit pas pour vivre. Si vous êtes de nationalité étrangère, il faut avoir vécu en Suisse 10 ans sans interruption avant la demande. Pour les réfugiés et les apatrides, le délai est de 5 ans. Ce délai ne concerne pas les Suisses ni les ressortissants de l'UE ou de l'AELE. Attention aux longs séjours à l'étranger. Plus de 3 mois hors de Suisse dans la même année, et le délai repart en principe de zéro.

Refus, ou montant trop bas ? Voyez comment contester, et dans quel délai.

Version juridique

Les prestations complémentaires supposent le domicile et la résidence habituelle en Suisse et, en principe, une rente de l'AVS ou de l'AI (art. 4 al. 1 LPC). Les étrangers n'y ont droit que s'ils séjournent de manière légale en Suisse et y ont résidé de manière ininterrompue pendant les dix années précédant immédiatement la date de la demande (délai de carence ; art. 5 al. 1 LPC). Le délai est de cinq ans pour les réfugiés et les apatrides (art. 5 al. 2 LPC) ainsi que, dans les cas de l'art. 5 al. 3 let. a à c LPC, pour les étrangers qui auraient droit à une rente extraordinaire en vertu d'une convention de sécurité sociale. Un séjour à l'étranger de plus de trois mois de manière ininterrompue, ou de plus de trois mois au total au cours d'une même année civile, fait courir un nouveau délai de carence après le retour en Suisse (art. 5 al. 5 LPC), sous réserve des exceptions fixées par le Conseil fédéral (art. 5 al. 6 LPC). Selon le mémento officiel « La sécurité sociale en Suisse », la condition de séjour préalable vise les personnes qui n'ont ni la nationalité suisse ni celle d'un État de l'UE ou de l'AELE.

Base légale : art. 4 al. 1 LPC, art. 5 al. 1, 2, 3, 5 et 6 LPC, OFAS, mémento 890 « La sécurité sociale en Suisse », état au 1er janvier 2026, p. 29

Ces informations expliquent les règles suisses pour vos assurances sociales. Elles ne traitent pas des impôts, ni des permis de séjour, ni des lois de l'autre pays. Pour l'autre pays, renseignez-vous auprès de ses propres services. Contenu vérifié le contre les textes officiels (notre méthode).